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Full text of "La survivance (1967-09-13)"

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$100." à qui réussira… | Schot 


” A 
disparait ! 
Au cours de la dernière Assemblée générale de ses membres, 
tenue à Edmonton le 6 mai dernier, l’A.C.F.A. avait adopté le Au 
principe qu'un nouvel écusson soit choisi pour remplacer celui 
ax elle possède cet qui l’identifie depuis déjà quelques années. 


cours d’une importante 
réunion qu'ils ont tenue hier, 
mardi, à édmonton, les action- 
naires de la Librairie Schola Ltée 
ont décidé, à l’unanimité, d’ac- 
cepter la recommandation qui 
leur avait été faite par leur 
Conseil de direction de liquider 
la compagnie, 

Le texte exact de la recom- 
mandation se Jlisait comme suit: 
“IL VOUS EST RECOMMAN- 
DE QUE LES DIRECTEURS 
DE LA LIBRAIRIE SCHOLA 
ENTREPRENNENT LES DE- 
MARCHES NECESSAIRES 
POUR LIQUIDER, OÙ DE- 
CLARER FAILLITE SELON 
LE CAS, DU COMMERCE 
EXPLOITE PAR LA COMPA- 
GNIE DE LA LIBRAIRIE 
SCHOLA BOOKSTORE LTD.” 


Deux différents modèles avaient alors été proposés aux 
rasmbres, mais ni l’un ni l’autre de ces deux nouveaux écnssons 
'avait recueilh suffisamment de suffrages pour être accepté 
“é'emblée*’ . .. sinon à l’unanimité, 


Devant pareille situation, l'on avait done décidé de s'en 
texir à l'adoption du principe d’un changement éventuel, Jais- 
sant à l'Exécutif provincial le soin de choisir lui-même et de 
fasan définitive lequel des deux dessins soumis ou lequel parmi 
d'autres qui pourraient Jui être présentés, serait finalement ac- 
“té comme nouvel éeusson officiel de l'Association. 


Quelque temps après, au cours de l’une de leurs réunions 
régulières, les membres de l'Exécutif en vinrent à décider que 
le moyen le plus efficace--et le plus démocratique--d'’en arriver 
à ‘ine décision serait sans doute d'organiser un grand Concours 
parmi toute la population, procurant à tons ceux qui le désirent 
l'epportunité de faire entendre leur voix et de sonmettre le 
des«in qui leur paraît être le plus approprié. 

Et pour ajouter davantage d'intérêt à un tel concours, un Be ; : 
esmbre de l'Association dont nous tairons le nom parce qu'il Ainsi donc, Schola disparai- 
désire conserver l'anonymat, s'était alors offert à donner la ta très prochainement, possi- 
sernme de #100.00 à celui ou à celle qui scraïît choisi(e) vain- blement à Ja fin de septembre ou, 
azeur du concours. au plus tard, en octobre pro- 
‘ chain, 

La raison de cette décision est 
évidente et ne nécessite que peu 
de commentaires: depuis qu'ils 
ont assumé la relève du com- 
merce de Fides à Edmonton, les 
actionnaires de Schola se sont 
vu, année après année, confron- 
tés avec des déficits assez im- 
portants. Et ce qui est pire, c’est 
que les déficits allaient s’accrois- 
sant chaque année . .. 

Les actionnaires n'avaient donc 
que peu d'alternatives; ou bien 
ils continuaient d'investir de l’ar- 
gent régulièrement pour ren- 
flouer la barque, ou bien ils se 
résignaient à liquider la compa- 
gnie. Après avoir pesé le pour 
et le contre, après avoir procédé 
à des études assez élaborées du 
marché et de ses possibilités, ils 
ont opté pour la seconde alter- 
native et c’est ce qui a été con- 
fivmé officiellement et Jlégale- 


REGLEMENTS DU CONCOURS 


Durée: 


Le Concours de l'Ecusson de l'A.C.F.A. débutera of- 
riciellement le 17 septembre et se poursuivra jusqu’au 14 
nctobre. Aucun envoi ne sera accepté après cette date. 

Le nom de la personne gagnante sera annoncé au 
“ours de la semaine débutant le 22 octobre. 


Mode de participation: 

a) Chaque participation devra être remise on ex- 
pédiée au 

Secrétaire de l'A.CF.A., 

10008 - 109e rue, 

EDMONTON, Alta. 

b) Chaque participation devra être accompagnée 
d'une enveloppe scellée, dans laquelle l’auteur 
aura inscrit Ses nom et adresse. 
ec! Prière de n’envoyer qu'une seule participation 

par enveloppe. 

Le dessin: 

a) Doit avoir un minimum de 4 pouces et un maxi- 


La Survivance 


Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie 


À À 
VAVAY (A.C.F.A. Los F.C. F.C . ) VAVAY 
AVAVA : AYAVA 

.t86rl 1967 VOLUME XXXIX EDMONTON, ALBERTA MERCREDI LE 15 SEPFEMRRE 1967 No +2 18671967 


L'Eglise canadienne devrait mieux 
partager ses biens avec 
tous ses missionnaires 


“Nos missionnaires doivent recevoir 
un appui de plus en plus intégral de 
leur province d'origine: celle-ci, en re- 
tour, compte sur eux pour insuffler un 
plus grand esprit missionnaire dans les 
équipes pastorales du Canada,” à dé- 
claré le père Aurélien Giguère, provin- 
cial des Oblats de 1 province de 
Montréal, en présence de 22 mission- 
paires Oblats actuellement en congé 
au Canada, et revenant du Chili, de la 
Bolivie, du Lesotho et du nord cana- 
dien. 


Les missionnaires ont abordé l'épi- 
noux problème des quêtes. Plusieurs 
d'entre eux doivent consacrer leurs va- 
cances entières À recucillir l'argent de 
lcur voyage, aller cet retour, en plus 
de subvenir à leurs frais ordinaires. Leur 
stage de repos devient une fatigue sup- 
plémentaire, sans compter que ces sol- 
licitations multipliées ne vont pas sans 
agacer beaucoup de gens. Aussi le 
Provincial ct ses conscillers ont-ils 
cherché avec les missionnaires les 
moyens de diminuer cette angoissante 
recherche de subsides. 


On parla de Ia responsabilité de 
toute l'Eglise canadienne, tant les dio- 


cèses que Îles communautés locales, 
d'un partage plus équitable et plus ju- 
@ 


Expo 67 


dicieux des biens entre les oeuvres ca- 
nadiennes et les ocuvres d'outre-mer, 
au besoin par des parrainages et des 
subventions régulières. Maintenant que 
plusieurs religieux gagnent des salaires 
aussi élevés que Îles Jaïcs, ils doivent 
donner l'exemple d'un partage géné- 
reux avec Je tiers monde moins favori- 
sé, estime-t-0n. 

Abordant ensuite les services mutuels 
d'ordre pastoral, les missionnaires ont 
exprimé le désir de voir des Canadiens 
compétents, particulièrement en théolo- 
gie, en anthropologie, en relations hu- 
maines, faire un stage dans les pays 
d'outre-mer pour ÿ communiquer leur 
savoir, organiser la recherche. et s'en- 
richir eux-mêmes d'expériences diversi- 
fices. 

En retour, J'Eglise canadienne re- 
cevrait des missionnaires croit-on, une 
une liberté d'allure et un dynamisme 
nouveau, Si un missionnaire par exem- 
ple se joignait pour deux ou trois ans 
à une équipe pastorale, il v apporterait 
ses richesses ct son expérience. Le 
missionnaire étant un homme inquiet, 
qui cherche à faire passer le message 
chrétien dans les milieux éloignés de 
l'Eglise, son esprit inventif et son zèle 
sympathique seraient des atouts pré- 
cieux pour toute équipe pastorale. 

de re 


Éd 


Plus de visiteurs après 97 jours 


distinctif. 
Eligibilité: 


sont éligibles. 


être choisi. 


Prix: 


qui sera remis au(x) gagnant(s). 


Bien qu'il n'en soit pas fait mention dans les règlements du 


Concours, il serait peut-être bon 


LA DISPARITION DE SCHOLA 


Il faut bien croire que la chose était 
inévitable, mais c’est néanmoins à très 
vif regret que nous avons entendu, hier 
soir, les actionnaires de la Librairie Schola 
accepter la recommandation que venait 
de leur soumettre le Conseil de direction 
de Jeur compagnie de dissoudre la eom- 

| pagnie, done de mettre un terme aux ac- 
tivités de la librairie en liquidant tout 
le matériel en magasin ou, si l’on préfère, 
en fermant boutique. 

Alors que sévissait la crise aigue que 

| dut traverser Schola en mai 1966—alors 
même qu'une première fois l’on s'était 
interrogé sur les possibilités de poursuivre 

i ou de cesser les opérations—nous avions 
écrit que la disparition de cette librairie 
française serait tragique, non seulement 
en ce qu’elle constituerait une très lourde 
perte pour notre groupe, mais aussi parce 
qu'elle affecterait, de façon plus ou moins 
permanente, tous nos autres organismes. 

Nous n'avons pas changé d'avis à 
ce sujet, considérant que tous les services 
que nous offrons à la population sont in- 
terdépendants de par leur nature et leur 
attachement plus ou moins direct à 1’Asso- 

| ciation canadienne-française qui constitue 
le pivot de toutes nos activités. Il en 
résulte que ce qui affecte l’un ou l’autre 
de nos services publies se répercute iné- 
vitablement sur tous les autres. . . 

Mais—il faut bien se rendre à l’évi- 
dence—puisque rien ne laisse présager 
que Schola pourrait soudainement repren- 
dre vie, autant en prendre dès maintenant 
notre parti et nous arrêter quelques ins- 

| tants à réfléchir sur ce qui nous à paru 
une trop courte existence. 

Considérant qu’en toutes choses l’on 
peut tirer un aspect positif, l’on peut au 
moins se consoler à la pensée que cette 
aventure franco-albertaine qui s’est sol- 
dée par un échec aura procuré une expé- 
rience inestimable — sinon heureuse — à 
L tous ceux qui y furent rattachés, de près 

Fou de loin, et cela inclut aussi tous les 
Franco-albertains, comme groupe. 

Quelles auront été les causes de cet 

l échec? L S 

mérer toutes! Chose certaine et qui nous 

paraît bien évidente, c’est qu'il n’y a pas 

eu UNE, mais.DES causes. Certaines 


. : . 


mum de 8 pouces, en hauteur ou en largeur, 

b) Peut être exécuté en noir et blanc ou l'inverse, 
où en couleur (une ou plusieurs) au choix. 

c) Ne doit contenir aucune signature ou autre signe 


a) Tous les Franco-albertains, peu importe leur âge 


b) Les participations peuvent être individuelles, 
ou de groupe (comme par exemple une classe 
entière qui soumettrait un dessin commun). Dans 
ce dernier cas, un responsable du groupe doit 


Il n'y aura qu’un seul et unique prix, soit 4100.00, 


Les membres du jury seront choisis par l'Exécutif 
provincial de l'A.CF.A. La décision qu'ils rendront 
devra être considérée comme finale. 


de penser à créer un écusson qui 
comporte certains éléments distinctifs de l'Association, comme par 
sxemple ses attributs francophone, albertaine, etc. 


Bien malin qui pourra les énu- 


ment hier. 


36 actionnaires 


une 


ce rôle qu'elle 


l'on avait alors réussi à 


avaient souscrit Îles $18,000 re- 
quis pour l'achat des intérêts de 
Fides. Ce nombre d'actionnaires 
fut par la suite augmenté pour 
atteindre les 45 que comptait la 
compagnie de la Librairie Scho- 
la au moment de sa liquidation. 

Avant 1960, donc avant Fides 
et Schola, l’A.C.F.A. maintenait 
petite librairie 
basée principalement sur le sys- 
tème du “comptoir postal”. Se- 
lon toutes probabilités, il faudra 
en revenir au régime de cette 
époque — l’A.C.F.A. reprenant 


La Librairie Schola avait été 
fondée en décembre 1963, à la 
suite de la décision prise par les 
autorités de la maison Fides de 
Montréal de fermer la succur- 
sale d'Edmonton qu'elle opérait 
depuis juillet 1960. 

En moins de deux semaines, 


visiteurs. 


NS 


trouver 


qui, ensemble, 


d'ouverture. 


française, 


Année Endroit 
1939 New York 
1958 Bruxelles 
1962 Seattle 
1964 New York 
avait abandon- 1967 Montéal 


né — avec tous les inconvénients 


que cela peut comporter. 


sont connues, d’autres ceaucoup moins. 

C'est ainsi par exemple, qu'il faut se 
rappeler les circonstances qui entourèrent 
la naissance de Schola. Faisant face à 
la décision prise par les autorités de la 
librairie Fides de fermer leur succursale 
à Edmonton, quelques intrépides avaient 
réussi, en vitesse, à trouver le capital né- 
cessaire pour poursuivre l'oeuvre amorcée. 
Ils n'étaient pourtant pas téméraires; ils 
reconnaissaient volontiers ne pas trouver 
en cet investissement source de gains ex- 
tracrdinaires et d’enrichissement person- 
nel. Mais ils avaient certaines raisons de 
croire en l’avenir et, tout au moins, de 
faire leurs frais. Et l’une de ces raisons 
—peut-être la principale—était la vente 
du manuel scolaire, tant français qu'an- 
glais. - 
Mais moins d’une année plus tard sur- 
venait une décision gouvernementale qui 
allait les affecter considérablement et qui, 
en un sens, allait précipiter la fermeture 
de la librairie, A cette époque en effet, 
notre gouvernement provincial par l’inter- 
médiaire de son “School Book Branch,’? 
se lançait résolument dans la vente du 
manuel scolaire français, chose qu'il fai- 
sait depuis longtemps du côté anglais 
mais qu’il avait complètement “oublié” 
jusque-là, avant qu'une librairie ne s’y in- 
téresse particulièrement. Chose curieuse, 
c’est que cette librairie était sous contrôle 
d'intérêts canadiens-français. . . Pur 
hasard? Coïncidence®? . .. 

Ï1 va sans dire que cette nouvelle con- 
currence allait “débalancer” le marché 
de Schola puisque le School Branch, or- 
ganisme gouvernemental, possédait un 
pouvoir d'achat quasi-illimité lui permet- 
tant d'offrir aux commissions scolaires 
des escomptes pouvant aller jusqu’à 40% 
alors que Schola elle-même, en faisant af- 
faires directement avec les maisons d’é- 
dition, ne pouvait obtenir d’escompte plus 
élevé que 10, 15 ou 20%! Situation ridi- 
cule s'il en fût jamais une! 

En maintenant son School Book Branch, 
le gouvernement prétexte. qu’il aide à di- 
minuer le coût de l'éducation; c’est fort 
discutable, car il y a plusieurs autres 
moyens qu'il pourrait utiliser sans pour 
cela..créer une concurrence qui nous 


paraît drôlement déloyale envers tous les 
libraires de la province. . . d'autant plus 
drôle qu'elle émane d'un gouvernement 
dont le credo préconise et soutient le 
maintien et l’accroissement de “l’entre- 
prise privée”! Et il y a d’autres domaines 
comme celui-là. . . le téléphone, par ex- 
cmple. De toute façon, l’on peut en toute 
franchise se demander s’il ne vaut pas 
mieux commencer par se ‘“ré-aligner’’ 
soi-même avant de songer aux autres. .. 
Mais répétons-le à nouveau, cette ingé- 
rence gouvernementale dans le commerce 
du livre ne peut être étiquetée comme 
avant été la seule raison des déboires de 
Schola, même si elle en fut une de grande 
importance. 

Même dans l'échec, nous devons ou- 
vertement reconnaître le travail admirable 
qui à été fait. À tous les actionnaires de 
Schola, nous devons des remerciements ; 
ces gens (ils étaient au total 45) ont voulu 
prendre en maïns leurs responsabilités, 
accomplir une tâche qu'ils savaient lourde 
mais nécessaire. 

Il faut encore reconnaître, parmi ce 
groupe, le travail assez spécial (souvent 
spectaculaire même s'il était accompli 
dans l'ombre) du groupe des directeurs 
et de l’exécutif. Voilà en effet des gens 
qui ne s’y connaissaient guère dans le 
commerce du livre mais qui, industriels, 
hommes d’affaires, professionnels ou au- 
tres, se sont mis résolument à la tâche, 
ont sacrifié de leur temps et de leur 
argent pour mener à bien une oeuvre 
qu’ils considéraient essentielle dans notre 
milieu. De peur d'en oublier, nous ne 
voulons mentionner ici aueun nom; mais 
nous savons pertinemment bien quelle 
somme d'efforts certains ont consenti 
pour Schola. Schola n'existe plus, mais ce 


n’est certes pas en raison ‘“d'inanition 


cérébrale,” de manque d'activité et même 
d'ingéniosité de la part de ceux qui en 
avaient volontairement pris la respon- 
sabilité. 

Et il y a encore dans cet échec, la part 
de ‘monsieur Tout-le-monde’’; c’est.vous, 
c’est nous, ce sont les autres. .. Comme 
clients, c’est vérité acquise, nous étions 
rois et maîtres. Requérants d’un service 
rapide, courtois, sans ‘reproche. 


que pendant toute autre exposition 


Avant l'ouverture, l'Expo 67 soulevait les commentaires 
les plus variés quant à la fréquentation de celle-ci par les 
Dès son ouverture et particulièrement 95 jours 
après, nous réalisons que les prophètes et les statisticiens se 
son perdus en conjectnres. Bravo! lies humains ont fait mentir 
les prédictions mathématiques, ils sont les seuls responsables 
de la réalité numérique actuelle. 


La course au plus grand nombre va bon train, puisque 
aprés 97 jours d'ouverture nous pouvons fièrement proclamer 
que notre nombre dépasse déjà ceux des autres expositions 
le jour de leur fermeture, exception faite de Bruxelles. 
disons bien que nous demeurons dans la course puisque nous 
avons 136.9 % de la population de Bruxelles après 95 jours 
Nous sommes donc 86.9% en avant de Bruxelles 
pour le même nombre de jours. 
nous pas notre 45,000,000? 
disons que nous le dépasserons! 


Mais 


L’aurons-nous, ne l’aurons- 
Pour le plaisir de la chose, pré- 


Tableau comparatif de la population des expositions — 


No de jours Après 95 j. Total 
184 11,971,871 95,578,140 
183 19,213,484 49,073,561 
183 4,697,287 9,639,969 
180 14,365,462 27,144,280 
185 26,300,755 ? 


EXPO INFORMATION 


Qui, bien sûr. .. 

Mais que de fois n'a-t-on fait preuve 
de bien peu de compréhension en rous- 
pétant au sujet de questions de détails, 
en se rendant chez un concurrent parce 
que cela pouvait nous éviter quelques pas, 
quelques sous? que de fois aurons-nous 
été indifférents, aurons-nous manqué du 
“petit peu” d'intérêt pourtant si néces- 
saive et qui aurait pu faire la différence? 
et que de fois, enfin, aurons-nous fait 
preuve d’antipathie pure et simple? 

Et pourtant, dans cet échec —et c’est 
peut-être la conséquence la plus grave, 
celle qui nous marquera le plus—- pour- 
tant, “l'aventure Schola,” c'était en quel- 
que sorte en tant que groupe, Ce que nous 
pourrions appeler ‘nos premiers pas éco- 
nomiques’”. cette première economic 
venture qui aurait pu nous permettre de 
déboucher sur les entreprises de beaucoup 
plus grande envergure, plus importantes 
aussi, et nous placer résolument sur la 
voie de la reprise économique et de la 
reconquête de notre pouvoir d’achat. C’est 
malheureusement une preuve qu'il nous 
reste encore à faire... 

Peut-être y arriverons-nous, C’est évi- 
demment fort souhaitable, mais comment 
et dans combien de temps? 

Ainsi done, à toutes fins pratiques, 
Schola n'existe déjà plus! Ce n’aura pas 
été que la faute des actionnaires, du pu- 
blie, ou d’une agence gouvernementale. 
Mais que va-t-il ariver maintenant? 

Les deux hypothèses les plus probables 
—qui sont aussi les deux seules solutions 
immédiates—c’est qu’une autre librairie 
aécepte de poursuivre le service que ren- 
dait Schola en assurant la vente de livres 
français (avec beaucoup moins de titres 
en rayons et certains inconvénients que 
plusieurs seront tout surpris de constater) 
ou encore que l’A.C.FA. s’occupe elle- 
même de maintenir une petite librairie, 
probablement sous forme de comptoir pos- 
tal, pour satisfaire les besoins de notre 
population. 

Il semble bien qu’elle y ait déjà songé 
et c’est tant mieux car il n’y aura tout 
probablement pas d'autre alternative. 


Jean-Maurice Olivier 


AC FA, 


L'Executif provincial s’est réuni 
la semaine dernière 


Tony a pas que les étudiants qui re- 
trouvent Jeurs devoirs en septembre: 
c'est aussi le temps de la rentrée pour 
de nombreux autres groupes et asso- 
ciations , , . et c'est justement ce qui 
est arrivé aux membres de l'Exceutif 
provincial de V'AC.F.A. jeudi dernier 
dors qu'ils se retrouvaient autour de 
la grande table de la Salle de Confé- 
rence de FAssociation devant leurs ca- 
hiers et devoirs... en l'occurence l'or. 
dre du jour de la réunion et les problé- 
mes qui y étaient CXPOsés. 

Congrès d'automne 

On a longuement disenté dun Congrès 
académique d'automne qui, cette année 
on le sait, doit se tenir à Saint-Paul. 
Les principales discussions ont porté 
sur la date et le thème de ce congrès: 
il avait d'abord été prévu que ectte 
rencontre ait liou à la fin de novem- 
bre où au tout début de décembre, 
mais en raison de la tenue des Etats 
Généraux durant cette période, il serait 
très difficile de mettre sur pied l'orga- 
nisation nécessaire, d'autant plus qu'il 
avait été décidé antérieurement de 
choisir un thème se rapportant directe- 
ment aux sujets qui seront 
Montréal. 


traités à 


Il à donc été décidé de conserver 
ce thème de diseussion — ce qui per- 
mettra aux délégués albertains d'être 
micux informés avant leur participar- 
tion aux Etats généraux — et d'avan- 
cer la date du congrès aux 27 et 28 
octobre. Le tout est évidemment sujet 
à l'approbation des organisateurs de 
Saint-Paul avant de devenir officiel, 
“Blitz” de La Survivance 

Les discussions ont ensuite porté sur 
le grand “blitz” d'abonnements à La 
Survivance prévu pour automne et 
dont l'organisation, en principe, avait 
été acceptée par le Conseil général il 
y a déjà quelques mois. Les dates ont 
maintenant été arrêtées: du 18 au 30 
novembre. I s'agit maintenant de voir 
à l’organisation détaillée de l'opération 
et c'est un comité spécial qui en assu- 
mera Ja responsabilité. 

Bien qu'il soit encore trop tôt pour 
les annoncer toutes, nous pouvons dire 
que Je “blitz” que l’on entreprendra 
sera accompagné de réformes d’enver- 
gure pour changer et rendre aussi inté- 
ressant que possible notre journal heb- 
domadaire. Nous reviendrons d’ailleurs 
sur ce sujet d'ici quelques semaines. 
Concours de F'A.C.F.A. 

On trouvera ailleurs dans cette page 
tous les détails et modalités d’un 
grand coucours que Jance l’A.C.F.A. 
pour se trouver un nouvel écusson, 
concours qui rapportera au(x) gagnant 
(s) la jolie somme de $100.00. Nous 
encourageons tous et chacun qui le 
peuvent à participer à ce concours. 
Radio ct français 

Le mémoire qui avait été préparé 
conjointement par J’A.C.F.A. et par Ra- 
dio-Edmonton Ltée au sujet de l'établis- 
sement d’un nouveau poste français 
(de relai) par la Société Radio-Canada 
à Falher a été présenté aux autorités 
concernées et sa réception a été confir- 
mée officiellement par une lettre de 
M. Marcel Ouimet de Radio-Canada 
adressée à Radio-Edmonton Ltée. 

L'on poursuit toujours les démarches 
pour que le français soit adopté com- 
me langue d’enseignement dans nos é- 
coles, sinon dans toutes les matières, 
du moins dans un plus grand nombre 
de sujets. A cette fin, PA.C.F.A, s’est 
réservée une entrevue auprès du mi- 
nistre de l'Education, l’hon. Ray Reir- 
son, qui devrait avoir lieu sous peu. 
Schola 

Les membres de l'Exécutif ont été 
mis au courant de la possibilité de 


fermeture de Lt Librairie Schola, Ces 
lignes étant écrites avant l'assemblée 
des actionnaires, Ton ne peut prévoir 
quelle sera leur décision, mais on trou- 
vera dans ki mème page des informa- 
tions au sujet de Schola, quelle qu'elis 
soit, à Ja suite de l'assemblée du 12 
septembre. 
Etats généraux 

Les préparatifs des Etats sénéraux 
qui seront tenus à Montréal en 
vembre se poursuivent à un rythme 
accéléré. En vue de familiariser les 
délégués au sujet des procédures et de 
leur Fournir toutes les explications et 
renseignements voulus, des assemblées 
régionales seront tenues dans toutes les 
provinces représentées, 


no: 


Pour Jos dé- 
léguës de TAlberta et des ‘Territoires 
du Nord-Ouest, cette assemblée prépa- 
ratoire aura Jieu à Edmonton le 30 
septembre prochain. Chaque délégué 
sera informé personnellement _ de 
l'heure et du lien de la rencontre. 


Manifestations culturelles 

L'A.C.F.A., locale d'Edmonton s'étant 
vue obligée de refuser l'offre qui lui 
avait été faite d'organiser un concert 
à Edmonton pour deux vedettes cana- 
diennes-française de la chanson, Mlle 
Cmette Reno et M. Donald Lautrec, 
le problème a été soumis à l'Exécutif 
provincial qui, après en avoir discuté, 
a décidé de Ja formation d'un comité 
d'étude de cette question (l'organisa- 
tion de manifestations culturelles) qui 
doit être en mesure de présenter son 
rapport au Conseil général lors de sa: 
prochaine réunion. 


Autres questions discutées 

Enfin, parmi les autres questions dis- 
cutées au cours de cette assemblée de 
jeudi dernier, on retrouve l'organisa- 
tion de réunions d'information spécia- 
lement destintes au clergé; l'une de 
ces réunions aura Jicu très bientôt à 
Edmonton. ]] à aussi été question de 
Ja conférence qu'avait prononcée Me 
Jacques-Yvan Morin à Edmonton au 
printemps dernier. On se souvient qu’il 
avait été résolu d'offrir à ceux qui en 
feraient la demande une copie de cette 
conférence. Le texte original avait été 
soumis à l’auteur pour révision et üil 
n’est pas encore revenu au Secrétariat 
de Association, ce qui est la raison 
du délai apporté à remplir les “com- 
mandes” reçues; d'autre part, on a- 
vait aussi décidé d'offrir à toutes les 
régionales une transcription magnéto- 
phonique de cette même conférence 
et la chose à été faite. 

On s'est aussi interrogé sur l'utilité 
de enquête que l’on devait faire au 
sujet de nos professeurs bilingues et il 
a finalement été décidé d’en poursuivre 
les travaux préparatoires avec quelques 
modifications. 


Finalement, l'on a brièvement passé 
en revue les résultats de l'entente in- 
tervenue Je printemps dernier entre 
Ja ville d'Edmonton et l’A.C.F.A. selon 
laquelle cette dernière s’occuperait à 
l'avenir des personnalités de marque 
d'expression française qui seraient de 
passage à Edmonton. C’est ainsi qu’au 
cours des derniers mois l’A.C.F.A, s’est 
occupée de la famille Beaudet (106 
millionnième visiteur à l'Expo}, de cinq 
journalistes français qui accompa- 
gnaient le général de Gaulle au cours 
de sa visite et qui ont poursuivi leur 
voyage jusque dans l'Ouest, de deux 
institutrices canadiennes-françaises qui 
sont arrivées à Edmonton pour y ensei- 
gner, d'une fanfare montréalaise (55 
jeunes filles) qui est venue participer 
aux journées du Kiondike et enfin, 
d'une équipe de balle-molle venue 
participer à un tournoi en Alberta. 


Q———— ——— ——— —"———————— 


‘’Charbonneau et le Chef 
n'engage pas l'Ordre des Dominicains 


La pièce dramatique du dominicain 
torontois John McDonough intitulée 
“Charbonneau et le Chef” n'engage 
d'aucune façon l’ordre des Dominicains 
du Canada. ‘ 

Dans un communiqué émis à la suite 
de l’annonce de la parution prochaine 
d’une pièce de théâtre mettant en scè- 
ne l’ancien premier ministre Duplessis, 
l’ancien archevêque de Montréal Mgr 
Charbonneau et le pape Pie XII le 
nouveau provincial des Dominicains du 
Canada, le père Georges Perreault, dé- 
clare que les membres de son ordre ont 
été “très surpris” d’apprendre le projet 
du père McDonough. 

Un porte - parole des éditeurs Mc- 
Clelland et Stewart avait révélé que 
la pièce “Charbonneau et le Chef” 
doit être publiée le printemps pro- 
chain. 

La pièce montre les autorités catho- 
Jliques, y compris le pape Pie XIL, o- 
bligeant l'archevêque de Montréal à 
démissionner à la suite de pressions 
du premier ministre d'alors, M. Duples- 
sis. 

L'auteur, âgé de 43 ans, est actuelle- 
ment professeur de philosophie au 
Centennial College de Scarboro en 
banlieue de Toronto. Il soutient que 
la démission de Mgr Charbonneau 


avait été réclamée par M. Duplessis 
à cause de son appui aux travailleurs 
de l'amiante alors en grève à Asbestos. 

“Après avoir étudié les faits et avoir 
soigneusement fouillé les circonstances, 
on garde l'impression embarrassante 
que Mgr Charbonneau a servi de bouc 
émissaire non pas au nom de la vérité 
mais d’un expédient politique”, a dit. 
le père McDonough. Bien qu'il se soit 
permis des licences dramatiques, l'au- 
teur soutient que l’histoire est “sub- 
stantiellement exacte.” 

Cette prétention de l'auteur vient 
cependant d’être contestée par la soeur 
de Flancien premier ministre, Mme 
Edouard Bureau, de Trois-Rivières, 
dans une lettre remise à la presse. 

La soeur de M. Duplessis écrit que 
si le père McDonaugh est “sincère et 
honnête” il abandonnera son projet 
de publier cette pièce “qui ne concorde 
aucunement avec les faits réels”. Elle : 
rappelle le “démenti catégorique” ap- 
porté en 1950 par l’ancien délégué a- 
postolique au Canada Mgr fldebrando 
Antoniutti — lui aussi mis en scène 
dans la pièce. “Il appartiendra ‘à la 
hiérarchie de l'Eglise catholique, lors- 
que le moment sera arrivé de commu- 


:»niquer les faits qui serviront à l'his- 


toire”, écrit Mme Bureau. LR 


Page 2 


EE Mitorinl 


La fin (probable) d'une carrière 


Le cañme est revenu au Maple Leafs Garden, les 
projecteurs se sont tous éteints, le congrès du parti pro- 
gressiste-conservateur est maintenant chose du passé. C’est 
un événement politique qui, assurément, prendra une place 
importante dans nos annales canadiennes, point final (ou 
presque) d’une carrière à nulle autre pareille et point de 
départ d’une autre qui semble promise à beaucoup de succès. 


Une seule chose nous aura vraiment surpris de ce con- 
grès, la facilité assez étonnante avec laquelle on se sera 
libéré de l'emprise légendaire de John Diefenbaker alors 
què d’ancuns pressentaient ct prétendaient que ce serait 
rude besogne qne de le faire. 


Comme des millions d'autres Canadiens, nous avons 


assisté à la déchéance de ce vieux politicien, grâce à la 


magie de la télévision. Spectacle qui ne nous a pas laissé 
indifférent et qui appelait Ja compassion. En un sens, et 
l'on peut difficilement l'oublier, la chose fut regrettable 
car John Dicfenbaker est de ceux qui ont le plus contribué 
à Ja politique canadienne. Ses cinquante années de vice 
publique comme député, chef de 1’Opposition où Premier 
ministre constituent en effet un apport important que lon 
ne saurait minimiser. 


Cela ne vent pas dire pour autant que nous soyons 


prêt à endosser tontes ses politiques ct attitudes passées. 


Sur ce point. son départ foreé de la chefferie conservatrice 
nous apparaît beaucoup plus comme un soulagement que 
comme une peine! Lui qui s'était donné comme mission 
de relever l’incompétence des autres ct d’en tirer son parti 
(la carrière tragique de Guy Favreau n’est pas si lointaine 
que l’on puisse facilement l'oublier), il aura subi le même 


sort. Car au fond, c’est à que réside tout le drame Dicfen- 
baker. Autant il avait pu être compétent auparavant, 


autant il était devenu incompétent, terriblement illusionné 
sur sa mission et ses capacités de tont résoudre. 


L'on sait à quel point il faut, de nos jours, se maintenir à 
la fine pointe de l'actualité quotidienne avec regard constant 
sur l'avenir: Diefenbaker, lui, vivait au passé, plus préoc- 
eupé de la pensée de Macdonald que des besoins impérieux 
de notre jennesse canadienne. 

Jfon sait aussi combien il faut, de nos jours, faire 
preuve de rationalisme pour en arriver à faire valoir ses 
idées et les faire admettre: Diefenbaker, lui, vivait d’ins- 
tinet et de sentimentalisme. jugeant trop souvent qu'une 
chose était bonne parce qu'il + croyait, lui, onu parec que 
son courrier se faisait abondant. Les lettres et les télé- 
grammes regns de partisans, le passé, le sentimentalisme et 
la seule confiance en soi-même ne sont heureusement plus 
le seul critère de valeur et de compétence nos hommes poli- 
tiques, comme l’on vient à nouveau de le constater. 


Le plus terrible ennemi de Dicfenbaker aura bel ct 
bien été. . . Diefenbaker. 


Comme nous ne croyons pas en la possibilité que l’ex- 
chef accepte de travailler sous la tutelle d’un autre, nous 
concluons que sa carrière est maintenant finie et ne durera 
que peu de temps après la célébration (probablement of- 
ficielle) de son cinquantenaire de vie politique. 


Peu importe puisque ce sera maintenant M. Stanfield 
qui présidera aux destinées du parti, en coopération avec 
les membres de ses divers comités. Cette seule pensée nous 
permet de croire en des jours meilleurs pour la vie politique 
canadienne, des jours où l’on s'attachera davantage à ]a 
construction ct à l’établissement de politiques de valeur (un 
congrès des conservateurs est annoncé à cette fin) plutôt 
qu'à des campagnes de destruction et de dénigrement. 


L'on a bien dit que les politiques adoptées en comité 
lors du récent congrès n’engageaient en rien le nouveau 
chef, mais de tous les candidats M. Stanfield lui-même est 
celui qui s’est le plus compromis sur certaines questions et il 
lui serait bien difficile de reeuler maintenant. . . Le nouveau 


chef doit compter avec certains “navets” au sein de son 


parti (il s’en trouve d’ailleurs aussi dans les autres partis), 
mais il est à prévoir que certains changements ramèneront 
en surface des anciens ministres dont la compétence avait 
plus ou moins été mise de côté au cours des cinq dernières 
années. On peut aussi s'attendre à voir pâlir l'étoile de 
certains ‘possesseurs de la vérité” tels MM. Churchill, 
Nielsen, Nugent, ete. 


Et comme M. Pearson a déjà donné des signes indiquant 
qu'il prendrait sa retraite à plus ou moins brève échéance, il 
se pourrait bien que le récent congrès de Toronto marque 
non seulement la fin de la carrière politique de John 
Diefenbaker maïs aussi, et c’est beaucoup plus important, 
la première phase d’un renouveau complet de la politique 
canadienne et d’une orientation nouvelle. 


Ïl incombera aux Libéraux, à l'instar des Conservateurs, 
de se trouver un chef capable de dynamisme, capable d’aller 
au fond des choses et de trouver des solutions aux problèmes 
sans toujours devoir en arriver à des formules de compromis. 


Enfin, chapeau bas devant M. Dalton Camp, l'homme 
qui a réussi “l’irréalisable,? celui qui a amorcé et mené à 
bonne fin la déconfiture de M. Diefenbaker, le grand gagnant 
de ce congrès conservateur, au nom d’une saine démocratie 
au sein de son parti. .. et pour la plus grande gloire. .. de 
nos deux nations! 


Jean-Maurice Olivier 


£La Survivance 


Journal hebdomadaire publié tous les mercredis à: 
10019 - 1099 rue — Fämonton, Alberta 


Téls.: Rédaction: 422-0388 — Imprimerie: 422-4702 
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La Survivance est un journal indépendant en politique et entièrement 
consacré à La cause religieuse et nationale. 


N est l'organe officiel des Associations Canadiennes-françaises 
L de l'Alberta et de La Colombie. 


Les éditorlaux contenus dans ses pages ne réflètent pas nécessairement 
l'opinion de l'A.C.F.A. ou de Ia F.C.F.C. 


4% 
Rédacteur: Jean-Maurice Olivier 
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LE LS | 


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MERCREDI LE-13 SEPTEMBRE 1967 


Ce que M. Jean Lesage a fait de 
mieux depuis qu'il siège dans les 
froides régions de l'Opposition à Qué- 
bec, ce fut probablement d'attirer l'at- 
tention sur le problème de la dénatalité 
des Canadiens français (pas seulement 
dans sa province mais dans tout le 
pays). 

Au cours de la première session du 
gouvernement de YUnion nationale, 
on a esquissé une politique familiale. 
Le gouvernement est entré dans le 
champ des allocations familiales en 
songeant surtout, comme le dit le dis- 
cours du Trône, aux besoin des familles 
nombreuses et à faibles revenus. Il à 
libéré de l'impôt provincial les réve- 
nus ne dépassant pas $2,000 pour les 
contribuables non mariés et $4,000 pour 
les chargés de famille. Le législateur 
a aussi élargi la portée des exemptions 
prévues dans le cas des succession en 
ligne directe. La création de la Société 
d'habitation du Québec et les amende- 
ments apportés à la Loi de Fhabitation 
familiale ont favorisé davantage l’ac- 
cession à la propriété et la multiplica- 
tion des logements à loyer modique. 

C'est un excellent début de politique 
familiale, mais ce n’est qu’un début. Il 
est tragique que le nombre des nais- 
sances chez les Canadiens français di- 
minue, car l'immigration ne peut ac- 
croître sensiblement le nombre des 
francophones du Canada. Quoi que 
fassent ensemble ou séparément le 
pouvoir central ct le gouvernement 
du Québec, les Français ne seront pas 
plus portés que par le passé à émigrer 
vers le Canada, la Belgique et la Suis- 
se ne souffrent pas de surpopulation; 
quant aux Noirs des pays de la franco- 
phonie, ils ne sont pas plus favorisés 
que les autres gens dits de couleur par 
les lois fédérales de l'immigration. Cel- 
les-ci, comme le savent nos lecteurs, en 
mettant pour ainsi dire l'accent sur la 
nécessité de certaines connaissances, 
de certains talents, sur les skills, ex- 
cluent automatiquement beaucoup de 
gens qui aïmeraient devenir Canadiens. 

Certains nous disent qu'il ne s’agit 
plus pour notre groupe ethnique de 
survivre, mais tout simplement de vi- 
vre, Encore faut-il, pour vivre, exister. 
C'est pourquoi le gouvernement du 
Québec, de concert avec l'Opposition 
(puisque M. Lesage s'intéresse au 
problème), et en consultant des corps 
intermédiaires, devrait formuler une 

©. 


# 


La Survivancé 


Des bébés, s. v.p. 


politique familiale qu'il appliquerait 
ensuite. Ce devrait être d'autant plus 
facile que MM. Johnson et Lesage 
savent s'élever au-dessus des passions 
pautisanes comme ils l'ont prouvé no- 
tamment en formant un comité parle- 
mentaire chargé d’étudier.les questions 
constitutionnelles. 

Une politique familiale supposcrait 
que Jon facilitât davantage l'accession 
à la propriété et que l’on encourageñt 
davantage les couples à procréer. Com- 
ment? C'est ce que le comité que nous 
souhaitons aurait à déterminer. Tandis 
que Je taux de natalité se maintient 
au Danemark, en Suisse, en Angleterre, 
dans plusieurs autres pays, il a reculé 
de 22 p. 100 en six ans aux Etats-Unis 
pays dont nous subissons beaucoup 
l'influence par la force des choses. Pour 
nos voisins, ce n'est pas grave puisque 
leur population est un melting pot; s'ils 
ne se trouvent pas assez nombreux, ils 
n'ont qu'à admettre un plus grand 
nombre d’immigrants (il ne manque 
pas, de par le monde, de personnes qui 
rêvent de vivre aux Etats-Unis). Mais 
la société canadienne-française n'est 
pas dans le même cas . .. 

Le malheur veut, pour cette société, 
que tout y favorise le malthusianisme. 
Même si les deux partis qui alternent 
au pouvoir à Québec s’entendaient sur 
une politique familiale, cesserait-on 
de parler de la pilule et de l’avorte- 
ment? La télévision, la publicité, l'ima- 
ge, la pornographie partout à la portée 
des adolescents desseraient-elles die 
présenter la femme uniquement com- 
me objet de convoitise et instrument 
de plaisir? 

Qu'on n'aille pas voir dans ces 
questions un sermon de laïque. Cha- 
cun de nous a ses faiblesses, et tous 
(ou presque tous) nous cherchons à 
jouir le plus possible de la vie. Précisé- 
ment parce que nous la trouvons belle 
et exaltante à certaines heures, nous a- 
vons le devoir naturel (comme il existe 
des droits naturels) de la transmettre. 
Et ce devoir est particulièrement im- 
périeux quand nous sommes issus, com- 
me nous, Canadiens français, d'hom- 
mes et de femmes qui ont particuliè- 
rement peiné au cours des générations, 
qui ont beaucoup sacrifié, pour perpé- 
tuer le peuple (ou la nation . ..) que 
nous formons. 

Willie CHEVALIER 
Le Droit, 28-8-67 
© 


Rapatrier les Canadiens français de l'extérieur 


QUEBEC — La Fédération des so- 
ciétés StJean-Baptiste, qui compte 
quelque 300,000 membres voudrait que 
le Québec tente d'attirer dans son ter- 
ritoire les Canadiens français vivant à 
l'étranger, principalement ceux qui rési- 
dent dans les autres provinces et aux 
Etats-Unis. 

Selon le directeur général de l’orga- 
nisme, M. Léo Gagné, il est de plus en 
plus urgent pour le Québec d'étudier 
toutes les mesures propres à intensifier 
Ja venue au Québec d’immigrants d’ori- 
gine française tout en mettant sur pied 
des structures d'accueil au bénéfice 
des Canadiens français qui, se trouvant 
hors du Québec, désirent regagner leur 
lieu d’origine s'ils pouvaient trouver du 
travail. 


Fusee 
chinoise 


LONDRES — La Chine sera en me- 
sure d’expérimenter sa première fusée 
intercontinentale avant la fin de l’an- 
née, affirme le Dr C. Oldham, chef 
de la section des recherches scientifi- 
ques de l’Université de Sussex. 

Au cours d'un exposé qu’il a fait de- 
vant Ja British Association (associa- 
tion pour l’avancement de la science) 
à Leeds, le Dr Oldham a déclaré que 
la récente explosion de la bombe à 
hydrogène chinoise était un “rernar- 
quable exploit scientifique et techno- 
logique.” 

Il a confirmé, ensuite, le fait que 
cette bombe était “propre”, précisant 
que des savants anglais qui avaient a- 
nalysé l'air à Londres pendant plus de 
deux mois, n'avaient pas trouvé trace 
de retombées radioactives. Cette “pro- 
preté” de la bombe, a indiqué le Dr 
Oldham, permet de penser que les 
Chinois seront rapidement en mesure 
de miniaturiser suffisamment leur bom- 


be pour qu’elle devienne opérationnelle. 
© 


Le monde exotique de l'Expo 67 
de La Ronde, il y a une réplique exacte de la “Grande Hermine,” le bateau 
qui fut utilisé par Jacques Cartier dans l'expédition qui devait lui faire 
découvrir le Canada. Les visiteurs sont invités à monter à bord. 


Au dire de M. Gcorges-Etienne Ma- 
lenfant, président de la Fédération, 
“plus de Canadiens français qu’on ne 
le croit généralement seraient désireux 
de regagner le Québec s'ils y trou- 
vaient du travail.” 

M. Malenfant s'est dit convaincu 
qu'il était temps de faire du Québec la 
véritable patrie des Canadiens français. 

Préparez vos bagages! 

@. 


La caméra de télévision pourrait bien 
entrer aux Communes cet automne 


Par CARMAN CUMMING 

Quand les députés fédéraux feront 
leur rentrée parlementaire cet automne, 
ce pourrait bien être sous le regard 
persistant et impitoyable des caméras 
de télévision. Ce sera d’abord un es- 
sai, mais certains députés doutent que 
les Communes puissent retrouver, par 
la suite, leur intimité d'antan. 


Jusqu'à maintenant, les caméras et 
magnétophones du monde de la diffu- 
sion ont été sévèrement interdits en 
Chambre, mais ces restrictions vont en 
s'affaiblissant. 


La dernière mention de ce sujet, a- 
vant le congé d'été, a été faite par le 
Premier ministre Pearson, qui s’est dit 
“très impressionné” par une note de Ra- 
dio-Canada élaborant le programme 
d’une série sur le Parlement. 


I n’a pas donné de précisions, mais 
il semble que la séance de cinéma dut 
être courte, selon les grandes lignes 
d'un projet qui à avorté en juin. Cette 
fois-là, les caméras sont apparues dans 
les galeries sans crier gare ct durent 
être escamotées quand les députés ar- 
rivèrent. 

La série prévuc pour l'automne n’a- 
mènera pas automatiquement des re- 
portages télévisés réguliers, quoique 
Jon s’attende à ce que cette question 
fasse l'objet de vives remarques à Ja 
rentrée des Communes, le 25 septem- 
bre. 

Robert Stanburv, député libéral de 
York - Scarborough ct président de 
comité de la Chambre sur la radiodif- 
fusion, qui devait suggérer l’an der- 
nier le reportage télévisé des séances 
des comités, s'attend à ce que le comi- 
té de procédure soulève le sujet cet 
automne. 


Les chefs sont d'accord 

Il a déclaré que le ministre de la 
Santé, M. MacEachen, leader du gou- 
vernement en Chambre, avait entrepris 
de référer le sujet au comité, et il pré- 
voit que ce sera l’un des premiers ar- 
ticles ouverts à la discussion. 

M. Pearson est l'un de ceux qui fa- 
vorisent l'adaptation des députés à l’ère 
électronique par télédiffusion des séan- 
ces de comités. Le chef de lOppo- 
sition, M. Diefenbaker, en faveur de 
la télédiffusion des séances du Parle- 
ment, a réclamé un vote sur toute la 
question. 

M. Stanbury croit qu’appui et oppo- 
sition à la télédiffusion s’entrecroisent 
des deux côtés de la Chambre. 

“Je doute qu’il soit très difficile d’at- 
teindre une majorité en faveur de la 
diffusion des séances des comités, dit-il, 
mais plusieurs députés répugnent à voir 
entrer Ja caméra à la Chambre sans 
connaître exactement quelles seront les 
règles de base en ce domaine.” 

Certains députés craignent d’être dé- 
rangés par tout l’attirail de la télé- 
vision et se demandent comment le 

© 


Les Canadiens s'intéressent peu 
au problème de la pollution 


Si l'on en croit le dernier bilan d’u- 
ne enquête entreprise par le député 
conservateur de Brome-Missisquoi, M. 
Heward Grafftey, celui même qui sou- 
tient qu’il n'existe que 2 p.c. de sépa- 
ratistes au Québec, les Canadiens dans 
l'ensemble ne sont préoccupés ni par la 
pollution de l’eau et de d'air, ni par la 
défense, ni par les communications, ni 
par les Indiens du Canada, ni par les 
problèmes du transport. 

M. Grafftey qui toute l’année derniè- 
re et durant l'hiver encore a réclamé 
sans relâche aux Communes l’installa- 
tion obligatoire de filtres dans les 
pots d'échappement des: voitures ven- 
dues au Canada, est le plus ardent 
protagoniste d’une politique de Flair 
pur. 

Les enquêteurs de M. Grafftey ont 
parcouru 16,000 milles, magnétopho- 
ne en bandoulière pour interroger 
8,519 Canadiens, “mais il s’agit d'une 
enquête de politicien, et non de scien- 
tifique”, reconnaît le dernier rapport, 
publié à Ottawa. 

Selon M. Grafftey les affaires étran- 
gères préoccupent au plus haut point 
Jes Canadiens, qui réclament de leur 
gouvernement des “positions précises”, 
qu'il se doit d'expliquer à la popula- 
tion. 

D'une façon générale aussi les Ca- 
nadiens, selon les relevés des enquê- 
teurs, souhaitent que l'Etat diminue le 
rythme des dépenses publiques et qu’il 


s'attaque avec vigueur à la hausse des 
prix. 

De son côté, le député libéral fédé- 
ral de Notre-Dame-de-Grâce, Warren 
Allmand, dit avoir “interrogé” 20,373 
foyers par le truchement de la poste, 
et il dégage des 2,262 réponses reçues 
que Ja population est carrément en fa- 
veur de “réformes”. 

Les personnes “interrogées” appuient 
fortement l'arbitrage obligatoire dans 
les conflits chez les services publics, 
réclament hardiment le contrôle des 
prix sur des denrées essentielles, sou- 


haitent en grande majorité Japplica- . 


tion d’une politique de revenu annuel 
garanti, fortement aussi la “législation” 
de l'avortement et les loteries, comme 
l’assouplissement de la loi du divorce. 

Elle est moins “chaude”, tout en l’a- 
prouvant sans conteste, au sujet de 
l'unification des forces armées mais 
elle s'oppose à 1,328 contre 8192, à l’a- 
bolition de la peine capitale, et à 1,267 
contre 889, à l'éducation universitaire 
gratuite. 


M. Allmand reconnaît que les ques- 
tions posées étaient inévitablement 
sommaires, mais il soutient qu’elles ex- 
priment le “sentiment général.” 


“L'on ne saurait s'appuyer sur ces 
seuls résultats pour définir une politi- 
que, car en dernière analyse le grand 
critère, c’est le bien commun”, a-t-il 
expliqué. 
© 


Au lac des Dauphins, dans le secteur 


film sera utilisé ensuite. Selon les ex- 
perts en diffusion, il fau&rait peut-être, 
pour obtenir un meilleur effet, repren- 
dre l'éclairage des Communes et vernir 
en couleurs plus claires les pupitres de 
chène foncé des députés. Il faudrait 
également aménager des studios pour 
des entrevues privées. 

Les députés traditionnalistes frémis- 
sent d'horreur à la seule mention du 
projet. 


Députés dramaturges 

Quelques cyniques craignent que la 
télévision n'offre à certains de leurs 
collègues la tentation de jouer pour la 
caméra, au détriment de la progres- 
sion des débats. D’autre part, certains 
pensent que se sachant observés de 
loin par leurs électeurs, les députés 
pourraient améliorer leur tenue ct leurs 
discours. 

On craint surtout que la télévision 
n’aille à l'encontre de certaines discus- 
sions lentes et traînantes à volonté. Ho- 
ward Johnston, député créditiste d'O- 
kanagan-Revelstoke, et farouchement 
opposé à la télévision parlementaire, 
dit que ce serait là entrer en conflit a- 
vec Je droit qu'a le Parlement de 
“prendre son temps, d’être ennuyeux 
et de parler sans fin si nécessaire, et 
de faire tout ce qu’on a l'habitude de 
trouver mauvais à la télévision.” 

On craint également qu’un parti ou 
l'autre puisse être favorisé lors du mon- 


tage du film. Le député néo-démocra- 


te Max Saltsman, de Waterloo-sud, a 
suggéré que lon évite cela en allou- 
ant un certain temps à chaque parti. 

Les députés libéraux et conserva- 
teurs ont répondu à cela que les réali- 
sateurs de télévision devraient avoir 
tout autant carte blanche dans Îcur 
choix de nouvelles que les autres jour- 
nalistes. 

“Nous n’exerçons aucun contrôle sur 
les membres de Ja galerie de la presse 
qui racontent ce qui se passe en Cham- 
bre, dit Warren Allmand, libéral de 
Montréal —  Notre-Dame-de-Grâce. 
Nous n'indiquons pas aux rédacteurs 
quelles histoires seront en manchette 
à la une et lesquelles seront enfouies 
en page 45. De toute façon, rien ne 
sert de vouloir restreindre la liberté 
des média d’information.” 


La Chambre à nu 

David MacDonald, député conserva- 
teur de Prince, se dit d'accord là-des- 
sus, ajoutant qu’il abhorrerait toute ten- 
tative de la part du Parlement, du 
gouvernement ou de tout groupe de 
préparer arbitrairement les nouvelles.” 

D'autres députés se sont dits d’accord 
pour Ja télévision en invoquant que 
le peuple ne peut actuellement se faire 
du Parlement une image réelle, “que 
la télédiffusion lui fournirait. 

M. Saltsman s’est plaint de ce que 


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Mercredi le 13 septembre 1967 


es journaux fassent manchettes des 
scandales et donnent ainsi fausse im- 
pression que les Communes n€ discu- 
tent que de matières à scandale. 

M. Diefenbaker, quant ‘à Jui, a dé- 
claré que “ceux qui ont pour mission 
de faire çonnaître ce qui se passe au 
Parlement ne rapportent pas ce qui 
s'y passe de façon à permettre aux 
Canadiens de peser le pour et le con- 
tre.” 

Le chef de l’Opposition ajouta que 
des amis à Jui sont venus prendre 
place dans la galerie des Communes et, 
“après avoir lu le compte rendu de 
la presse le lendemain, ils n'ont pu 
reconnaître le Parlement tel qu'ils l'a- 
vaient vu.” 

Certains députés, dont M. Saltsman, 
ont suggéré que toutes les séances de 
la Chambre, soit environ huit heures 
par jour, soient télévisées. M. Salts- 
man a proposé qu’un éventuel réseau 
de télévision par satellite accorde une 
bande à la Chambre, pour que les gens 
intéressés puissent suivre le “drame” 
des débats. 

Aux comités 

Les diffuseurs de la galerie de la 
presse, qui doivent actuellement rat- 
traper les politiciens en dehors de la 
Chambre pour obtenir leurs commen- 
taires, ont semblé plus intéressés à fai- 
re entrer leurs caméras aux séances des 
comités plutôt qu'aux Communes méê- 
mes. 

Selon eux, les attaques et contre-at- 
taques des débats d’un comité feraient 
une meilleure émission que les longs 
débats des Communes. 

Certains députés craignent encore 
que les téléspectateurs n’en apprennent 
trop long sur les Communes. M. Salts- 
man concède qu’il puisse y avoir parfois 
“du pas très beau”. 

“Les téléspectateurs, dit-il, surpren- 
dront les députés en train de lire leur 
journal, de frapper leur pupitre, de 
faire leur correspondance ou même de 
poser une question idiote . .. 

“Ils verront peut-être que la Cham- 
bre, à moitié vide, ne prête guère d’at- 
tention aux discours de certains dépu- 
tés . .. 

“Après le premier choc, ils verront 
enfin de quoi a l'air le Parlement.” 


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Mercredi le 18 septembre 1967 


Candidat en 1968 ? 


La popularité de Johnson 
subit une baisse constante 


WASHINGTON — Le président 
Johnson sera-t-il réélu? Alors qu'il y a 
encore quelques mois, personne n’au- 
rait songé à poser la question, un 
nombre croissant d’observateurs se de- 
mande à présent si le chef de l’Exécu- 
tif se présentera aux élections du mois 
de rovembre 1968 et si, dans l’affir- 
mative, il recueillera les suffrages vou- 
Jus pour un deuxième mandat. 

A moins d’un an du coup d'envoi de 
Ja campagne électorale, la popularité 
de Lvndon Baines Johnson accuse un 
chute vertigineuse, 45 mois après son 
accession à Ja Maison Blanche, elle 
est tres inférieure à celles de Dwight 
Eisenhower et de John Kennedy aux 
époques Jes plus troublées de leur 
mandat. 

Pour Ja première fois, les éditorialis- 
tes. les chroniqueurs de la télévision, 
les instituts de sondage affirment que 
le président est maintenant en “sérieu- 
ses difficultés”. Sans doute ne s'agit-il 
pas d'un constat de faillite définitif, 
puisque Ja situation peut changer au 
cours des 14 prochains mois, Mais les 
sondages deviennent accablants. Le plus 
récent d'entre eux indique, que depuis 
le début du mois de juillet dernier, la 
proportion des Américains qui approu- 
vent la politique vietnamienne du pré- 
sident est tombée de 47 à 33 pour 100. 

I! devient évident que, pour la pre- 
mière fois, la poursuite du conflit com- 
promet Îles chances de réélection du 
président, estime cet institut de son- 
dage. alors qu'il avait toujours pu 
compter jusqu'à présent sur une ten- 
dance au ralliement populaire, en pré- 
sente d’une grave crise internationale. 

L: majorité des personnes interrogées 


ne pense pas que les Nord-vietnamiens 


soient désireux d'ouvrir des négocia- 
tions: elle ne pense pas non plus qu'il 
QT 


Une enquête dans une 


puisse y avoir des élections libres au 
Sud-Victnam, à défaut d'un contrôle 
des Nations unies ou autre organisme 
international; la proportion des Amé- 
ricains soumis au questionnaire de l’ins- 
titut qui sont d'avis de poursuivre les 
opérations militaires jusqu'à l’obten- 
tion d’une paix négociée, est tombée de 
51 à 34 pour 100 en six semaines. 

83 pour 100 d’entre eux pensent que 
les combats se poursuivront durant 
plusieurs années; enfin 63 pour 100 
n'estiment pas que les progrès réalisés 
sur le plan militaire sont satisfaisants, 
alors que ce pourcentage n'était que 
de 43 pour 100 au mois de février. 

L'hebdomadaire Newsweck se con- 
sacre dans un article intitulé “Le pré- 
sident en difficultés”, à l'étude des 
problèmes qui assaïllent l'occupant de 
Ja Maison Blanche. En tête, figurent, 
bien entendu, Je Viet-Nam ainsi que 
l'inflation, les salaires, l'emploi et la 
crise raciale. Newsweck, faisant état 
d’un rapport élaboré par des “amis” du 
président, souligne la gravité de la 
crise de confiance dont il est la victime 
et constate que le “fossé de crédibilité” 
s'élargit sans cesse. I] ajoute que, tout 
en admirant l'énergie et l'expérience 
de leur président, les Américains se 
méfient du “manipulateur politique”, 
de sa vanité et de son égoïsme. 


“Ce rapport”, poursuit Newsweek, 
“démontre ce que dans l’entourage on 
ne sait déjà que trop bien — à savoir 
que Je pire ennemi de Lyndon Johnson 
est... Lyndon Johnson.” 


Un autre hebdomadaire, le New Re- 
public, ainsi que plusieurs quotidiens 
à grand tirage, s'accordent également 
pour estimer que le président Johnson 
est en “réelle difficulté”, et, avec lui, 
le parti démocrate. 

———® 


ville de T'URSS 


révèle que 21% des habitants 


croient à la religion 


MOSCOU — Vingt et un p. 100 des 
personnes interrogées récemment lors 
d'une enquête menée dans une grande 
ville soviétique ont déclaré croire en 
une :eligion, a-t-on révélé. 

Le relevé est le premier du genre 
dont les observateurs peuvent se rap- 
peler avoir été publié en URSS qui, 
officiellement, est athée. Une campa- 

E—————— 


Le poulet, 
chair de canon 


Le “poulet de canon” est entré au 
service du rail, 

Pour mettre à l'épreuve les vitres a- 
vant des trains qui circuleront à plus 
de 140 milles à l'heure, dès l'automne 
prochain, sur le réseau de la compagnie 
Buddelle les soumet au bombardement 
de volatiles morts. C’est une technique 
expérimentée avec succès par l’industrie 
aéronautique. 


$51,610- 


Voilà ce que l’A.C.F.A. 


gne a été menée à fond depuis 50 ans 
afin de détruire toute religion. 

Le relevé a été effectué à Kazan, 
ville de 900,000 habitants située à 
450 milles de Moscou. Il a fallu deux 
ans pour Je compléter. 

La revue officielle de l’athéisme so- 
viétique “Nauka I religion” (Science et 
religion) vient de publier un rapport 
sur Jenquête. La publication n’a pas 
révélé dans quel but elle avait fait 
cela, mais il semble que c'était pour 
démontrer que Ja religion a encore 
une influence sur une grande partie 
de la population. 

Plus de 400 étudiants et membres 
du personnel de l’Université de Kazan 
ainsi que l'Institut médical de la ville 
ont mené l’enquête, Ils ont question- 
né 4,710 personnes, soit environ un 
p. 100 de la population adulte totale 
de la ville. Sur ce nombre, 989 ont dé- 
claré leur foi en une ou l’autre religion. 

Un autre résultat de l'enquête a été 
de démontrer que 81 p. 100 des cro- 
yants sont des femmes. 


Tont comme les autres grandes villes eanadiennes, Ottawa progresse à pas de géants. Les 
édifices à bureanx on à loyers multiples y poussent comme des champignons, changeant 


d'autant la ligne d'horizon de la Capitale nationale. 


Cette photographie nous donne 


un apereu des changements: on remarqne, à l'extrême gauche, le plus nouveau et le 
plus gros des nouveaux édifices, l'hôtel Skyline. 


Depuis 1920, grâce aux médicaments 
les humains bénéficient d’un bonus de 


Depuis 1900, la moyenne de vie de 
la femme américaine s’est prolongée 
de 25 ans. Elle peut espérer atteindre 
73 ans alors que l'homme moyen n'at- 
teint pas ses 70 ans. De 1920 à nos 
jours, la moyenne de vie des femmes 
a augmenté de 19 ans alors que celle 
des hommes n’a progressé que de 13 
ans. 

Ces années de plus désignées sous le 
nom de bonus de vie sont plus que des 
pages de calendrier ajoutées aux au- 
tres: elles sont fructucucses, agréables 
à passer, épargnant non seulement 
des vies humaines mais les sauvant de 
incapacité ou de Ja diminution phy- 
sique. Le lit d’invalide ou la chaise 
roulante se font plus rares, ce qui fai- 
sait dire à un spécialiste de la recher- 
che: Nous n'ajoutons pas seulement 
des années à la vie nous ajoutons de 
la vie aux années. 80 p. 100 des remè- 
des prescrits de nos jours n’existaient 
pas il y a 10 ans. Les nouveaux médi- 
caments débarrassent de Varthrite, de 
la schizophrénie, de Ja douleur, des 
allergies. 

Hs peuvent guérir la pneumonie, la 
fièvre rhumatismale, la tuberculose et 
des maladies vénériennes. 

De nouveaux vaccins peuvent pro- 
téger les fillettes de la paralysie infan- 
tile et de la rougeole. Dans quelques 
mois on aura Je vaccin contre les oreil- 
Jons. Et l'on peut s'attendre d'ici deux 
à cinq ans, de bénéficier d’un vaccin 
contre la roséole. 

Les maladies d’enfant 

Pourtant, il v a environ une décen- 

nie, ces maladies semblaient devoir être 


par son Service de Sécurité familiale, 


Beaumont 
Bonnyville 
Clyde 
Donnelly 
Edmonton 
Falher 
Fort Sask. 
Guy 
Girouxville 
Holyoke 
Jasper 
_Jean-Côté 
Joussard 
Lac la Biche 
LaCorey 
d Lafond 
Legal 
Marie-Reine 
McLennan 
Nampa 
Picardvitle 
St-Albert 
St-Edouard 
St-Isidore 
St-Paul 
Thérien 
Végreville 
Vimy 


2 réclamations 
5 réclamations 
1 réclamation 
4 réclamations 

15 réclamations 
5 réclamations 
1 réclamation 
1 réclamation 
2 réclamations 
1 réclamation 
1 réclamation 
4 réclamations 
1 réclamation 
1 réclamation 
1 réclämation 
1 réclamation 
1 réclamation 
2 réclamations 
1 réclamation 

. 1 réclamation 
1 réclamation 
3 réclamations 
4 réclamations 
2 réclamations 
8 réclamations 
3 réclamations 
1 réclamation 
1 réclamation 


: 74 réclamations 


a procuré aux familles éprouvées de ses membres 


$ 2,480.00 
4,260.00 
1,080.00 
1,755.00 
8,450.00 
4,685.00 

500.00 
500.00 
2,435.00 
500.00 
500.00 
2,755.00 
675.00 
1,305.00 
500.00 
810.00 
500.00 
1,000.00 
720.00 
1,935.00 
1,035.00 
2,395.00 
2,205.00 
1,970.00 
4,935.00 
1,100.00 
500.00 
195.00 


$51,610.00 


Pour tout renseignement au sujet du 
‘Service de Sécurité Familiale‘ de l'A.C.F.A. . 
M. Eugène Trottier, propagandiste, Tél: 422-2736, 10008-10%e, rue, Edmonton 


le lot commun de tous les enfants, les 
menaçant éventuellement de cité, 
d'invalidité, de surdité. La roséole me- 
ace encore Jes enfants à naître. Dans 
les années 730 sur 10.000 bébés venus 
au monde vivants, 60 femmes mouru- 


rent en grossesse ou pendant l'accouche- 


ment, Cette proportion de mortalité a 
été diminuée à trois par 10,000 bébés. 
Les bébés autrefois victimes du facteur 
RIT (incompatibilité de types sanguins 
entre le père et la mère ce qui porte 
Ja mère à développer des anticorps ré- 
fractaires au type sanguin du bébé) 
peuvent ètre sauvés la plupart 
temps. 


du 


De plus la délivrance de I mère peut 
être accélérée et celle qui a cu une cé- 
sarienne peut parfois accoucher norma- 
lement. La pilule permet aujourd’hui 
à la femme d'avoir des bébés quand elle 
le veut. Les Américains adultes sont 
menacés dans deux secteurs: les mala- 
dies du coeur sont cause de 38 p. 100 
des mortalités et le cancer en tue 16 
p. 100. Pour une femme succombant 
à une attaque cardiaque, il y a trois 
hommes. 

Quoique le cancer des poumons ait 
augmenté chez les hommes, dans les 
derniers 30 ans, il ne-fait que commen- 
cer à augmenter ses ravages chez les 


femmes qui fumaient moins que les 
©. 


Li 

VIe 

hommes. Les spécialistes de la recher- 
che ont définitivement établi un lien 
entre l'habitude de fumer et le cancer 
du poumon. La mortalité causée par 
le cancer de l'utérus a été coupée de 
moitié dans les 25 dernières années 
et une nouvelle technique de dépistage 
du cancer du sein est une assurance de 
réduction de ce type de cancer. 


Les femmes, principales 
victimes de l'arthrite 


Sur 13 millions de personnes souf- 
frant d'arthrite. 10 millions sont des 
femmes, La chirurgie, la réhabilitation, 
l'exercice contribuent à diminuer les 
effets de la maladie. Les femmes souf- 
frant d'intermittence du cocur peuvent 
vivre normalement depuis l'invention 
de l'appareil qui régularise les batte- 
ments de coeur. Les victimes de trou- 
bles rénaux peuvent bénéficier d’un 
nettoyage du sang. La chirurgie rem- 
place les vaisseaux sanguins endomma- 
gés et les valves du coeur. La chirur- 
gie a recours au froid intense pour tuer 
ou enlever des tissus malades. 

Un médecin suédois a inventé un 
petit instrument qu’on peut introduire 
dans l'abdomen et qui va peut-être 
permettre un jour à la femme opérée 
pour les organes ou l'estomac de quitter 
l'hôpital le lendemain de son entrée. 


> — > ————+ 


Decouverte surprenante 
sur Arctique canadien 


MONTREAL — Le Dr Peter Kruck 
et Arno Dennig. d'Autriche, ont visité 
l'Expo 67, tenant à la main des camé- 
ras, qui quelques jours auparavant, a- 
vaient capté les déserts fantastiques de 
l’Arctique canadien. 

Les Dr Kruck et Dennig, âgés res- 
pectivement de 30 et 98 ans, étaient ar- 
rivés peu avant d'une expédition de 3 
semaines à Broughton Island, où ils ont 
gravi sept sommets vierges et deux es- 
carpements rocheux. 

Les deux hommes faisaient partie 
d’une équipe de huit membres dont la 
tâche, a dit le Dr Kruck, consistait à 
“déterminer si ces pics, tous d’une hau- 
teur d'environ 5,000 pieds, avaient dé- 
ja été entièrement recouverts par les 
glaciers au cours de l'époque glacière.” 

“Nos premières découvertes indi- 
quent que quelques-uns de ces sommets 
n’ont jamais été complètement recou- 
verts de glaces, ce qui est surprenant. 
Il y a eu beaucoup de controverses 
dans le monde scientifique à ce sujet 
récemment.” 

Un autre “objectif majeur” était de 
tourner un film montrant des difficultés 
qui attendent les petites expéditions 
dans l'Arctique. 

Voyage 

“Nous nous sommes rendus à Fro- 
bisher après être partis en avion de 
Montréal le 24 juillet” a dit le Dr 
Kruck. 

“De là, nous avons loué un avion pour 
nous faire conduire à Broughton Is- 
land situé à 600 milles plus loin, puis 
loué une baleinière esquimaude pour 
nous rendre à 35 milles de là jusqu’à 
un fjord anonyme, qui nous a servi 
de point de départ pour l'expédition.” 

“Le voyage en bateau a formé la 
plus longue partie du voyage parce 
que nous avons dû passer à travers 

& : 


des glaces flottantes. Cela nous a pris 
18 heures.” 

Les membres de l'expédition ont mar- 
ché un total de 150 milles au cours du 
voyage, transportant un matériel pe- 
sant 9,500 livres par une température 
changeante comme l'éclair, dont de la 
neige, ce à quoi on leur avait dit de ne 
pas s'attendre. 

“En fait, nous n'avions que trois 
paires de raquettes et aucun ski” a 
dit M. Dennig. 

Parmi les six autres membres, on 
comptait deux femmes, a dit le Dr 
Kruck, et ‘la plupart d’entre nous en 
sommes venus à la conclusion que les 
expéditions dans l’arctique ne sont pas 
pour les femmes.” 


Blizzard 


“Au cours des toutes dernières heu- 
res de notre route, nous avons échap- 
pé de justesse à un blizzard gigantesque 
et si nous avions été rejoints par cette 
tempête quelques-uns d’entre n'auraient 
pu s’en tirer.” 

Les deux femmes étaient Monica 
Schaube, 24 ans et Jane Tittsworth, 28 
ans, toutes deux de New York, qui ont 
participé aux escalades et au travail 
scientifique. 

“En Europe, a dit le Dr Kruck, il 
n'aurait pas été question pour des 
femmes de participer à une expédition. 
Mais en Amérique du Nord, des choses 
sont un peu différentes.” 

Les autres membres de l’expédition 
étaient Antoine Bloemen, 26 ans, de 
Belgique, Phil Ritterbush, 31 ans, de 
Washington, et Cecil Grace, de New 
York. 

Des rapports de l'expédition seront 
remis à la National Geographic Socie- 
ty, à la Société géographique autri- 
chienne et au gouvernement canadien. 

| © 


D'ici cinq ans: un vaccin anticonceptionnel 


PULLMAN, Wash, — Un vaccin 
anticonceptionnel, visant à assurer une 
stérilité de 6 à 12 mois, sera peut-être 
à la portée de tous d'ici cinq ans, a 
dit un médecin du centre médical de 
l'Université du Michigan. 

Le Dr S. J. Behrman, parlant à un 
colloque international à l’Université 
de l'Etat de Washington, a dit que 
plusieurs laboratoires poursuivent en 
ce moment des recherches en vue d’un 
tel vaccin. | 

Cette méthode serhit plus accepta- 


ble, moins coûteuse et surtout-plus ef: 
- ficace que les méthodes actuelles y: 
compris la pillule, a dit le Dr Behrman. 


Îl a précisé que le vaccin serait fait 


e 


d'anticorps qui combattraient les antigè- 
nes dont les spermatozoïdes. On a pu 
isoler des anticorps anti-spermatozoï- 
de dans le sang de femmes stériles et 
les chimistes tentent maintenant de 
composer en laboratoire la structure 
moléculaire de ces anticorps. 


Le Dr Behrman a dit qu’on a mis au 
point une analyse de sang pour déter- 
‘miner les anticorps. La stérilité peut 
être terminée par l’abstinence ou par 


l'usage d’un contraceptif jusqu’à ce. 


que le sang devienne négatif, c’est-à- 


dire débarrassé ‘des anticorps. Ceci. 
conduit à Ja grossesse dans presque Ja 


moitié des cas, a dit, le médecin. 


Otiawa imprime en français 
4 manuels pour le Laos 


Grâce à une subvention de $35,000 
répondant à un appel urgent adressé 
par Vicntiane au gouvernement cana- 
dien, c'est dans des manuels imprimés 
par les soins des “Editions de l’Univer- 
sité d'Ottawa” que des dizaines de 
milliers d’écoliers laotiens vont ap- 
prendre désormais la géographie — cel- 
le de leur pays. An reste du monde et 
tout particulièrement du Canada. C'est 
ce qu'a annoncé, récemment le Secré- 
taire d'Etat aux Affaires extérieures, 
M. Paul Martin. 

Pour illustrer, en effet, les différen- 
ces de climat, de flore et de faune en- 
tre un pays subtropical du Sud-Est 
asiatique comme le Laos et Jes régions 
septentrionales du globe, les nouveaux 
manuels laotiens de géographie chois- 
sissent très souvent leurs exemples au 
Canada et utilisent de nombreuses pho- 
tographies de l'Office National du 
Film. 

De la mème façon, un remarquable 
manuel illustré de langage, pour l’en- 
scignement du français aux écoliers 
laotiens, vient d'être imprimé à Otta- 
wa grâce à une subvention de $12,000 
du Bureau canadien de l'Aide extéricu- 
re. Les auteurs sont MM. G. Provo, 
expert de l'UNESCO, et A. Fischer, 
professeur à l'E.S.P., à Vientianc. 

En outre, pour la seconde fois en 
deux ans. le Canada a débloqué des 
crédits d'assistance (S10,000 en 1966 
et $6,000 en 1967) pour l'expédition 
au Laos de près de 600 rames de pa- 
pier afin de permettre l'impression sur 


place d’autres manuels scolaires en 
®. 


langue laotienne. | 

Quant aux trois manuels de géogra- 
phie, lithographiés en polvchromie par 
l“Imprimerie Le Droit-Leclerc” d'Or. 
tawa, ils sont en langue française et 
amènent petit à petit les jeunes écoliers 
laotiens à comprendre l'importance ds 
l'effort entrepris par leur pays pour 52 
développer. La coopération du Cana- 
da à cet effort, comme à celui des au- 
tres pays en voie de développement, 
prend une dimension humanitaire qui 
ne peut laisser insensible un lecteur 
canadien lorsqu'il rencontre, par cexem- 
ple. dans la 25e Icçon du premier ma- 
nuel, un passage comme celui-ci: 

—Buvez-vous du lait de vache? 

—Non, il sert à nourrir les veaux. 

—Dans d'autres pays boit-on le fait 
des vaches? 

—Oui, par exemple en France et 
au Canada, Ce lait sert aussi à faire du 
beurre et des fromages. 

Le Canada s'est surtout attaché az 
développement de l'enseignement dan: 
ses programmes d'assistance au Laos de 
même qu'au Cambodge. 

L'aide canadienne à ces deux pays 3 
augmenté, à partir de 1963, de 50 p. 109 
en trois ans pour atteindre des niveaux 
de l'ordre de $S200,000 et $300,000. 
Une partie importante de ces crédit: 
d'assistance a été consacrée par le Bu- 
rcau canadien de l'Aide extérieure à 
Foctroi de bourses qui ont déjà permis 
à de très nombreux étudiants ct stagi- 
aires laotiens de venir compléter leurs 
études supérieures ou leur formation 


technique au Canada. 
Co 


2 


L'Imprimeur de la reine et l'ONF 
publieront un volume sur le Canada 


Un hommage au Canada, à ses pay- 
sages et à son peuple, richement illus- 
tré et rempli de poésie, sera publié par 
l'Office national du Film et l’Imprimeur 
de Ja reine à titre du projet commun 
du Centenaire. 

Le prix de cette aeuvre d'art n’a pas 
encore été fixé, mais l'on croit qu’il 
sera de $25. De toute façon, elle de- 
viendra un objet de collection pour 
les photographes ct les écrivains et un 
cadeau des plus appréciés. 

Le volume est publié dans les deux 
langues. Le texte français qui accom- 
pagne chaque section est dû à la plume 
de Jean Sarazin, de la Société Radio- 
Canada à Montréal et le texte anglais 
à celle de Bruce Hutchison, éditoria- 


liste au Sun de Vancouver. 


Le volume de 12 pouces sur 15 po:- 
ces, présenté dans un écrin de carton, 
comprend 260 photographies remplis- 
sant, plusieurs, une page complète et 
toutes, sauf 20, imprimées en magni- 
fiques couleurs. 


Sous le titre de “Canada du temps 
qui passe”, on a recueilli les plus bei- 
les oeuvres des photographes can:- 
diens et fait appel aux meilleures tech- 
niques possibles pour présenter un: 
oeuvre de valeur. 


Sa publication coïncidait avec l'ou- 
verture de la nouvelle galerie de l'ONF 
destinée à montrer au public canadier 
les plus belles photographies. 


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RE 


D'age 4 


La Survivance 


Mercredi le 13 septembre 2267 


Ci-dessus: Le Pavillon du Canada 


Ci-dessous: Vue de lle Notre-Dame. 


Naissances 


Aux Etats-Unis, le taux des naissan- 
ces était, eu 1966. de 18,5 par 1.000 
Habitants, Je plus bus depuis 1953. 


FERD NADON 
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Vous y trouverez aussi 
“La Survivance” 


La farine fait 
peur aux lions 


Mme Martin Johnson, femme de 
Fexplorateur bien connu. décédé en 
1938, raconte cominent, un jour nie 
guére, elle se tira uvec ingéniosité 
d'une situation assez critique. 

Survolant la région du Tanganvika. 
elle avait un jour atterri dans une 
contrée infestée de lions. Puis, brisée 
de fatigue, elle s'était endormie dans 
là cabine de FPappareil. Lorsqu'elle 
S'éveilla et jeta un coup d'oeil par un 
hublot, quelle ne fut pas sa stupeur 
en constatant que Pavion était entouré 
Par une douzaine de félins de grande 
taille, dont Faspect était fort peu en- 
courageant. Et, au moment précis où Ia 
jeune femme passa la tête par l'au- 
verture de fa carlingue, un lion s'ap- 
procha, menaçant. 

Mme Johnson eut alors une inspira- 
tion: saisissant un sac de farine dans 
les provisions du bord, elle en lança vi- 
vement le contenu dans la direction du 
félin. Il paraît qu'en se voyant sou- 
dain poudré à frimas, le lion s'enfuit 
précipitamment, aussitôt suivi par ses 
congénères, que la vue d’un lion blanc 
avait fort effrayés, 


CONTEMPLEZ - VOUS 


UN VOYAGE 


et J'Arbre de la nation. 


Le Pavillon de la Russie. 


"Terre des hommes” 
séduisante la nuit 


Quand la nuit tombe sur 
ja Terre des bonmes, elle 
Jui fait revêtir un costume 
mystique. Terre alors de 
réveries, de réflexion, clic 
se présente à l’homme sous 
ses plus beaux atours. Ses 
charmes sont tantôt mis en 
relief par de puissants éclai- 
rages, tantôt révélés par de 
discrètes jueurs savamment 
agencées, L'Expo 67, la nuit 
venue, livre son âme au 


l’eau créent une musique de 
scène pour les jeunes amou- 
reux attardés aux pelouses. 
Si la Terre des bonmmes est 
étourdissante le jour, la 
nuit elle devient route mys- 
tique, une sorte de cathé- 
drale. Elle apporte, dans un 
silence éloquent, son mes- 
sage d'amour, de fraternité, 
de solidarité universelle. La 
nuit porte conseil. Elle aide 
à voir clair et aplanit toutes 


PHOTO REPORTAGE DE L'OFFICE NATIONAL DU FILM 


promeneur, Plus d'un dira 
le plaisir qu'il éprouve à 
circuler seul, à contempler 
le soir venu toutes ces fan- 
taisies architecturales sorties 
du cocur de tant de nations. 
Tous ces pays accoudés 
semblent fondus dans une 
merveilleuse entente inter- 
nationale. L'esprit de Saint- 
Exupéry y plane, comblé. 
La paix v règne, tard dans 
le soir où seuls les jeux de 


difficultés en rendant faciles 
les grandes décisions. La 
Terre des bommes, dans 
son décor nocturne, c'est 
tout cela Une terre de 
méditation qui, l'aurore 
venue, redit aux hommes sa 
joic de vivre, ses espoirs 
futurs, sa raison de croire 
en un monde meilleur. La 
Terre des bonnes, la nuit, 
c'est l’Ange de Ja Paix. 
—texte: Gaston Lapointe. 


Ci-dessus: 


Le Pavillon de Grande-Bretagne vu du Pavillon de la France. 


Ci-dessous: Le Pavillon des Etats-Unis et, en premier plan, le Pavillon L'Homme: à 
Photos d'Andre Sera. 


Focurre. 


la nuit. 


Nos amis 
les pigeons voyageurs 


Parmi tous les messagers volants qui 
ont &té consacrés par l’histoire, les pi- 
seons occupent une place de choix. Dès 
la plus haute antiquité, on a connu leur 
sens de l'orientation et leur endurance 
en vol. 

L'ouvrage Larousse, “la Vie des ani- 
maux”. nous rappelle que, en Grèce et 
à Rome, des pigeons annonçaient ur- 
bi et erbi la victoire des champions 
aux jeux olympiques. 

Pendant la conquête des Gaules, Cé- 
Sar organisa un service de colombo- 
philie qui permit de maintenir la liaison 
entre ses armées. 

En Chine, pour protéger le pigeon 
voyageur, on fixait à sa queue un sif- 
flet en bambou qui émettait pendant 
le vol un son strident, par quoi les ra- 
paces étaient effarouchés. 

Signalons enfin, parmi les utilisations 
curieuses, celle que fit jadis un méde- 
cin de Boston; il emmenait avec lui 
des pigeons chez ses malades. Sitôt la 
visite terminée, il confiait l’ordonnan- 
ce à l’une de ses bètes, qui s’envolait 
à tire d’aile jusqu’à la boutique d’un 
pharmacien. Les remèdes commandés 
étaient immédiatement apportés ‘au 
patient par un cycliste. 


Ci-dessous: 


Les Arabes auraient hâte de voir revenir les films américains ! 


ROME —- Les Arabes, à commencer 
par le président Nasser, semblent ètre 
ennuyés de plus en plus par leur boy- 
cottage des films américains. 

“Les cinémas du Caire, d'Alexandrie 
ct d’autres grandes villes arabes con- 
naissent de mauvais jours depuis que 
nos films ont été retirés du circuit”. a 
déclaré un représentant des producteurs 
américains, en ajoutant que “les Ara- 
bes sont parmi les plus fervents ciné- 
philes au monde.” 

“Nasser. a-t-il poursuivi, est tont par- 
ticulièrement touché, I a chez lui l'c- 
quipement nécessaire pour voir des 
films en cinémasvope et il lui arrive fré- 
quemment de se faire projeter deux 
films, par soir, Quand il est allé visi- 
ter le président Tito, il a pris 17 films 
avec lui.” 

Les films américains sont interdits 
dans les pays arabes depuis la guerre 
contre Israël de juin dernier. En effet, 


Femmes fortes 


Selon une enquête en cours aux Etats. 
Unis les femmes auraient le dos plus 
solide que les hommes et ceux-ci sont 
peut-être pas aptes à accomplir les durs 
travaux qui depuis toujours leur ont 
été réservés. 


RÉ RÉRRRSRRRR RSRS  R SE UT: 


LES SOEURS 


DE CHARITE 


DE LA PROVIDENCE 


Une toile de fond pour FExpo 67, Montréal 


Nasser et ses alliés ont prétendu que 
les Etats-Unis ont aidé les Israéliens 
ct, en guise de représailles, ils ont ces- 
sé d'acheter là production cinématogra- 
phique de Hollywood. 

Normalement, les films américains 
forment S0 pour cent de la consom- 
mation arabe. Ce n'est que dans les 
endroits reculés que les films égyptiens 
arrivent à avoir plus de popularité que 
les productions hollywoodiennes. 

Ce n’est pas la première fois que 
l'industrie américaine du film a des en- 
nuis en pays arabes. Il se fait un trafic 
important de films importés en contre- 
bande et les Arabes ont dressé une 
liste d’acteurs persona non grata en 
raison de leurs sympathies pour la 
cause israélienne, Voici quelques-uns de 
ces acteurs: Frank Sinatra, Elizabeth 
Taylor, Paul Newman, Kirk Douglas, 
Sophia Loren et Jerry Lewis. 

On dit qu’il n’a pas été facile de met- 
tre Jerry Lewis à lindex parce que les 
enfants de Nasser le trouvent bien a- 
musant. 

Les pays arabes n'ont pas toujours 
une politique commune sur ce plan. 


POSTES A POURVOIR 
DANS LES PAYS 
FRANCOPHONES 

DE L'AFRIQUE ET DU 

SUD-EST ASIATIQUE 
ANNEE SCOLAIRE 

1968-1969 


Le Bureau de YAide extérieure du 
gouvernement canadien sollicite im- 


“Lawrence d'Arabie”, par exemple, à 
pu être projeté en Egypte mais nou 
pas en Jordanie, 

Les Egvptiens ont accepté qu'on 
tourne “Khartoum” sur leur territoire 
mais ils n'ont pas accepté le film dans 
leurs cinémas. Ils n’ont probablement 
pas goûté Je fait qu'un: colonel britan- 
nique subisse Ja défaite, à la tète de 
troupes égyptiennes, dans la lutte con- 
tre les Soudanais. 

La Jordanie à refusé “Black Beauty” 
parce que le cheval - vedette y porte 
un nom juif: Samson. 


A COEUR JOIE 


La Chorale Vent d'Ouest reprendra 
ses activités le lundi 18 septembre. à 
Sh. p.m., au studie de musique de 
l'école secondaire Sainte-Marie. 
7055 - 99e rue (entrée nord). 

Nous invitons tous les laïcs. ieu- 
nes et moins jeunes, qui aiment le 
chant populaire et folklorique à sv 
rendre. Le chef de choeur. M. 
Léonard Rousseau, sera heureux 4e 
vous accueillir. On requiert à 
coopération des sopranos. altos. ::- 
nors et basses. 


Le Dr LEON W. SINGER 


annonce l'ouverture de son bureau. 


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bilingue à Edmonton ? 


médiatement des demandes de la part 
de professeurs aux niveaux de l’ensei- 
gmement secondaire, de l’école normale 
et de l’université, 
Nous désirons recruter surtout des 
professeurs de mathématiques, de 
: sciences, de français et d'anglais ainsi 
— QUX Etats-Unis — que de l’enseignement spécialisé, La 


durée du contrat est pour une période 


{ au service de l'Eglise 


— au Canada — 


QUELCONQUE? 


Les paroissiens de St-Joachim tentent l’aventure, 


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Tél 429-3374 -— après les heures: 489-0655 


Montant de la cagnotte: 
Lu $100.00 


F 


Mercredi le 13 septembre 1967 


La Survivance 


Page 5 


Dans nOS paroisses 


BEAUMONT 


Lundi le 28 août, la mort venait met- 
tre un terme à la longue et douloureuse 
maladie de Mme Aurore Demers. La 
défunte qui avait souffert avec cou- 
rage et patience était âgée de 47 ans. 
Elle laisse dans Je deuil son époux. 
Jacques, un fils. Paul. son père et sa 
mère, M. ct Mme Oscar L'Heureux, 
trois frères, Edouard de Beaumont, le 
Frère Léo, o.m.i., de St-Albert et Lu- 
vien d'Edmonton ainsi que deux soeurs, 
Mmes Adrienne Letourneau d'Edmon- 
ton et Fernande [Letourneau de Le- 
gal. 

La veille des funérailles, l’église é- 
tait remplie pour les prières récitées 
à son intention, La messe de requiem 
fut chantée par M. le curé Jacob et 
Von remarquait dans le sanctuaire la 
présence des RR. PP. Lafrance, o.m.i., 
Morin, o.m.i., ‘ourigny, o.mii. des 
Frères Léo L'Heureux, Gendre, Bras- 
sard, Gilbert, Jean, tous Oblats de 
Marie-Immaculée. 


Décès 


Les porteurs étaient MM. Arthur 
LeBlanc, Arthur Morin, Karl Johnson, 
Alex Maisonneuve de Beaumont et 
Eric Vallée, Alphée Goudreau d'Ed- 
monton. La bannière des Dames de 
Ste-Anne suivait le cortège et les ru- 
bans étaient tenus par Mmes Florina 
Maisonneuve, Berthe Brassard, Marcel- 
le Goudreau, Fernande Gobeïl et Ré- 
gina Gobeil. 

Plusieurs messes et bouquets spiri- 
tuels furent. offerts pour la défunte. 

Les familles Demers et L'Heureux 
désirent remercier bien sincèrement 
tous ceux et celles qui leur ont envoyé 
ou exprimé des messages de condolé- 
arices. 


Enseignants 

Voici la liste de nos professeurs pour 
cette année: à la Grande Ecole, M. 
Laurent Beaudoin, principal, Sr M. 
Philippe, M. Gérard Goudreau, St Eph- 
rem-Maria. À JEcole élémentaire: M. 
E. J. Sehn, assistant-principal, Mmes 
Alice Dionne, Yvette Leduc, Joanne 
Sehn. Yvonne Savoie, Sr Léandre-Ma- 
ria, Dolorès St-Jacques, remplaçante. 

Puisse cette année scolaire ètre l'une 
des meilleures pour des professeurs 
que pour leurs élèves. 

D 


Entre dramaturges 


— Quand vous donnez une représen- 
‘ation, je ne peux pas dormir toute la 
zuit, 

— Mes drames font une telle im- 
pression? Bon, 

— Non, mais je ne dors jamais si 
ME ; ARTE 
bien au théâtre, 


FERD NADON 


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REPARATION DE MONTRES 
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PHôtel Cecil 


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Bonnie Doon Shopping Center 


SR PE 
GOUVERNEMENT 


DE TERRES 


Avis est par les présentes donné que 
selon les stipulations de “The Tax Re- 
covery Act”. chapitre 334 RS.A., 
1955 les terres ci-dessous mentionnées 
seront offertes en vente par encan pu- 
blic, cette vente aura lieu au bureau du : 
du Département des Affaires Munici- 
pales, à Valleyview, Alberta, le mardi : 
26 septembre 1967 à 2 heures de l’a- 
près-midi.  "" ÿ 

DISTRICT EN FRICHE 126 


. de Sec. Sec. Tp.Rge.M. Area 
NS. … 1 69 22 5 160.00 
S.O. … À 69 22 5 159.00 
Pt. S.O. 36 69 22 5 35.30 

Est de la rivière 

(C. de T. 194-J-154) x 
NE 22 70 22 5 154.57 
NE. 5 71 24 5 158.99 
NE. 75 24. 5 161.00 
NE. … 70 25 5 159.97 
N.O. . 70 25 5 158.00 
NE. … 71 25 5 160.00 
S.O. . 71 26 5 161.00 
N.0. 71 26 5 161.00 
NE. 71 26 5 159.36 
Ft. 33 7126 5 150.45 

C. de T. 163-Z-200) 

6 un 2 6 5 158.97 
Ft 5 144.923 
SE. 6 161.00 . 


Plan 


loc 
gt ‘3  1273HW 


jet aussi à un prix de réserve ! 
qu'aux restrictions et conditions .con- 
tenues dans les Certificats de Titre. 

Réserve est faite des mines et miné- 
raux. ” 

Les termes et conditions de vente 
serônt annoncés à ka vente ou peuvent 
être obtenus du soussigné. : 

Le rachat de ces terres peut s'obte- 
ir sur paiement de tous les rerrérages : 
-de taxes plus les frais en tout temps 
avant la vente. 

Daté à Fdmonton. Alberta, ce 3e 
jour du mois d'août 1967. 
5 A. W. Morrison, 

sous-ministre. , 


BONNYVILLE 


Il y a quelque temps, nous avions le 
bonheur de recevoir une lettre d'une 
ancienne élève de Bonnyville, la Révé- 
rende Socur Henriette Lirette de San 
Francisco, Tout en se remémorant de 
beaux souvenirs du temps passé, elle 
nous äpprenuit qu'elle passerait par 
Montréal. en compagnie de sa soeur 
Lucille, en route vers la France où elle 
fera un stage d'études aux Universités 
de Dijon et de la Sorbonne. Nos meil- 
leurs voeux de succès l'accompagnent. 
Départ 

Le Révérend Père Jean Gariépy, 
o.m.i. notre dernier vicaire, à reçu 
une nouvelle obédience pour North 
Battleford. Nous regretterons son dé- 
part et nous Jni souhaitons beaucoup 
de succès auprès de ses 
ouailles. 

Léger incendie 

Alors que se poursuivaient les trn- 
vaux de construction de la nouvelle 
école élémentaire, un gros tracteur a, 
Dar mégarde, coupé une conduite de 
gaz naturel et il s'en est suivi un in- 
cendie qui s'est propagé jusque dans 
ka classe de Mme Claudette Proulx. 
I faudra quelques semaines avant que 
ne soient complèétment réparés les dé- 
gûts qui ont ainsi été causés. 
Voyageurs ct visiteurs 

Mlle Marie-Laure Durocher est ré- 
cemment partie pour un mois de va- 
cances à Montréal. 

D'autre .part, Albert et son épouse 
étaient de passage à Bonnyville après 
avoir visité la vallée de l'Okanagan. 

& 


ST-JOACHIM 


Décès 

M. Louis Gaumeau, dont les funé- 
raîlles ont eu lieu le 13 septembre der- 
nier, Nos svmpathics aux membres de 
cette famille. 
Rappels 


nouvelles 


Nous vous rappelons qu'il y aura re- 
traite fermée pour toutes les demoisel- 
les de Jangne françuise à l'Etoile du 
Nord du 29 septembre au ler octobre. 
Foutes celles qui désirent y participer 
sont prices de communiquer avec Mlle 
Monique Paquin à 482-2689. 

Nous vous rappelons aussi qu'une 
nouvelle série de Cours de préparation 
au mariage commencera bientôt. Les 
persontes intéressées sont prices de té- 
“léphoner à 429-2731. 

Enfin, il # aura cours de danse don- 
nés par Mile Debbie Ward au Centre 
St-Joachim: Les personnes intéressées 
doivent s'inscrire À cet endroit: 

L'on requiert les services d'une gar- 
dienné: prière de s'adresser à Mme D. 
Chenier 488-3565 ou 4882484. 
Visiteurs et voyageurs 

M. et Mme C. Williams de Fraser 
Mills, en Colombie, étaient de passa- 
se à Edmonton récemment. 

D'autre part, M. et Mme ‘Ted Cro- 
lau, M. et Mme Jim Demers ainsi 
que M. et Mme A. Hittinger sont tous 
présentement en voyage à l'Expo. 
Chorale 

L'on nous prie d'annoncer que les 
pratiques de notre Chorale paroissiale 
reprendront tous les mercredis .soirs à 
8h. p.m., à compter de cette semaine. 


@ -® © : 


PICARDVILLE 


Enseignants 

Voici la liste du corps enscignant de 
notre école pour cette année: En 7e 
ct Se annce: Sr E. Steffes, f.d.j.:; en 
5e et Ge, Mme If. Anhorn; en 5e et 
Ge Cgalement: Sr M. Vaugeois, fd.j.; 
en Se et de: Mme GC. Breault; en lère 
et 2e: Sr O. Deschène, fd.j. (à noter 
que ce dernier groupe compte 54 élè- 
ves). Quant aux élèves des classes su- 
périeures, ils se rendent tous à West- 
lock. 
Malades 

Mme Elden Glebe dut être transpor- 
tée d'urgence à l'hôpital de Westlock 
la semaine dernière. 

M. Jacques Broault, lui, en est de 
retour. 
Réception 

Une réception de prochain mariage 
en Fhonneur de Mlle Pauline Provost 
aura Jieu dimanche prochain à la 
Salle communautaire. Nfme Y. Racine 
est responsable de cette organisation. 
Le mariage de Mile Provost aura ficu 
en octobre prochain. 


Moisson | 

La moisson va bou train dans la pa- 
roisse. Si fa belle température se pour- 
suit les travaux seront finis beaucoup 
plus à bonne heure cette année que 
les années précédentes, cur déjà de 
nombreux fermiers rapportent qu’ils ont 
presque fini. 


Visiteurs 

M. et Mme P. Morin de St-Albert 
étaient de passage chez leurs filles, 
Mme G. Victoor et Mme N. St-Louis. 

Mme R. Fortier était de passage chez 
sa fille, Mme Y. Racine. 

M. X, Dufresne visitait ses cousins, 
MM. E. ct L. Boucher ainsi que A. 
St-Louis. 

D'autre part, M. Philippe Breault 
était en visite chez ses frères de Picard- 
ville, 


Mariage 


Samedi le 2 septembre, le RP. Ri- 
chard Laplante bénissait le mariage de 
Mlle Darlene Burns, fille de M. et Mme 
Jack Burns. à M. Roland Landry, fils 
de M. et Mme Alhert Landry d'Ed- 
monton, 

Charmante. la mariée avait revètue 
une robe Jongue en dentelle et à man- 
ches longues. Son voile bouffant é- 
tait retenu en place par une couronne 
de perles ét elle tenait en mains nn 
bouquet de roses. 
files d'honneur, Miles Joyce 
Burns ét Patricia Chaba, portaient tou- 
tes deux des robes identiques en nylon 
rose. Les garçons d’honncur étaient 
MM. Louis Despins et Walter Berdula. 

Un grand nombre de parents et amis 
prirent part au banquet de noces qui 
eut lieu à la Salle communautaire et 
qui fut suivi d'une soirée de danse 
au même endroit. Nos meilleurs voeux 
de bonheur aux nouveaux mariés qui, 
à leur retour de voyage de noces, de- 
meureront à Edmonton. 


Les 


E———————— 
Vous possédez une trappe à puces ? 


Si oui, dites-le ? 


LONDRES — Une annonce classée 
dans THE TIMES de Londres, sous la 
rubrique “Personnel” présentait il n’y 
a pas longtemps un caractère plus co- 
casse que toutes les excentricités qu’on 
peut ordinairement y relever, Elle é- 
tait ainsi conçue: “Trappe à puces de- 
mandée par le Centennial Centre of 
Science and Technology, de Toronto, 
Canada, du type porté par les femmes 
du 18e siècle en Angleterre et en Eu- 
rope. Ceci pour une exposition sur les 
puces et les hormones.” 

À Ontario House, on attendait des 
réponses avec un certain amusement, 
maïs en vain. L’objet demeurait introu- 
vable. Cette chasse à la trappe à pu- 
ces a débuté il y a quelques mois a- 
lors que le centre Don Mills, Ontario, 
fit appel à Ontario House pour déni- 
cher l’objet rare. Cette dernière prit 


% 


à 7h.80. 


: = . x asss 
DLÉAUSERERRRRERESLEUMARLAERRRLEALERAREEERSAREREI EEE EEE NE N 


RER 5 S 5 LD LS 


| ‘Le 3 octobre — Solennité de la fête de sainte Thérèse 
Messes Basses: 7h., 8h. et 9h. a.m. eo 
Grand-messe pontificale: 10h.30 a.m. 
Bénédiction du S. Sacrement à 7h.30 p.m. 


LALALLLSÉRELEREESELELERESEEERS 


des informations auprès de lauguste 
Victoria and Albert Museum, à Ken- 
sington. Croyant à une plaisanterie ses 
dirigeants répondirent poliment que 
l'objet n'existait pas, 

Ce à quoi le Centre du Centenaire 
de Toronto répliqua par une illustration 
tirée de la publication Scientific Ame- 
rican. La preuve était concluante: l'i- 
mage représentait une trappe à puces 
allemande de 1739, petit objet cylin- 
drique suspendu au bout d’une chaîne 
passée autour du cou et qui était censé 
attirer les puces où elles étaient ensuite 
suffoquées par une certaine substance. 

On était d'avis que les femmes plus 
que les hommes attiraient les puces et 
l'on y voyait une relation avec les hor- 
mones ovariennes. Le Centre du Cen- 
tenaire appuyait l'illustration d’une 
suggestion émanant d'une autorité en 


ILLESELRESÉEELLASARENTEARARELERLELENBELLLLAERBERTERTVS 


SOLENNITE 


de la fête de 


SAINTE THERESE 


au 


SANCTUAIRE DE LA 
PETITE THERESE 


à Wakavw, Sask. Can. 


le 3 octobre 
PROGRAMME 


Du 24 septembre au 2 octobre — Neuvaine solennelle 
Prières de la neuvaine et grand-messe. chaque soir . 


ù 


lan arLRRARLURERARALLLALARERARTAUAENERSTALESARELULÉELRELETARERR 


Certains se plaisent à l’imiter—même au cours de son 
propre programme—mais cela ne l’affecte guère, on pour- 


rait même penser que ca Jui plaît! 


Cet ancien journaliste 


est devenu l’un des piliers de la télévision américaine, 
Fune des étoiles les plus appréciées et les plus durables. 
Encore cette année, tous les dimanches soirs, la télévision 
de Radio-Canada vous présentera le “Ed Sullivan Show’ 
avec ses numéros de vaudeville, d'acrobatie, de chant. ses 
nonolouwues, extraits de pièces on films à succès, ete. 


La grève des marins: 


peu d'effets sur l'économie 


MONTREAL — La gréve du Syndi- 
cat international des marins. qui affec- 
te maintenant 32 compasnies de navi- 
sation intérieure. a immobilisé li plu- 
part des ISE navires des compagnies 
depuis les 14 jours qu'elle dure. 


Mais jusqu'ici la grève des marins 
semble avoir eu que peu d'effets di- 
rects sur Féconomie du pays, en dépit 
des craintes manifestécs par les hom- 
mes d'affaires et les autorités du svri- 
dicat aviuit son début, 


A Montréal, où se trouve Le quartier 
uénéral du syndicat en grève. M. Gor- 
don Anderson. gérant adjoint de lad- 
ministration locde de li Commission 
des ports nationaux. a déclaré qne jus- 
qu'ici le port ne s'était pas beaucoup 
ressenti de la wrève, 


Ou n'expédie pas beaucoup de cérta- 
les cette année, at-il dit et les cléva- 
teurs à grain de la CPN contiennent 
encore entre 14.000.000 ct 15.000.000 
de boisseaux. ce “qui durera un bon 
bout de temps.” 


Aucun des 1.500 employés des CPN, 
n'a été mis à pied. 

M. Anderson a cependant déclaré 
que le transport des marchandises par 
la Canada Steamship Lines et par Ja 
Clarke Steamship, deux des plus im- 
portantes compagnies de transport en 
direction des Maritimes, était -immobi- 
lisé, mais qu'il ne représentait qu’une 
petite proportion des affaires du port 
de Montréal. 


La grève des 5,400 marins a aussi 
immobilisé quelque 1,200 officiers et 
ingénieurs maritimes. 

Dans Ja plupart des cas, les ingé- 
nieurs et Îles officiers sont encore à 
bord des navires, s’occupant à les te- 
nir en état de partir. 


Non seulement les navires sont-ils 
immobilisés par Ja grève, mais ils ont 
aussi été mis sur la “liste noire” des 
débardeurs qui ne touchent pas à leurs 
marchandises. 


. matières de puces et d'hormones, l’ho- 


norable Miriam Rotschild à l'effet “que 
le meilleur moyen d’attaper une trappe 
à puces, c'était d'en faire la demande 
par voie publicitaire.” 


Mis 
vrières ont révélé qu'environ 400 hom- 
mes avaient été mis à pied indirecte- 
ment en raison de la grève, Ce nombre 
comprend 
ainsi que des cauipes des cours de 


4 Winnipes, des sources ou- 


des employés d'élévateurs 


triuue, 


Les membres du Syndicat interna 
tional des marins réclament des contrats 
de travail leur accordant une semaine 
de 40 : 
salaires. çt des bénéfices marginaux 


heures. des augmentations de 


additionnels, Les marins venlent aussi 
que soit aboli le reglement qui les o- 
blice à demeurer à bord des navires 
durant 24 heures pendant qu'ils ne sont 
pas en devoir. 


SR , 


Nouvelle viande 
4e . 
d'ici vingt ans 
MEDICINE HAT, Alta — D'ici 20 
ans, fa viande de bocuf ne sera ven- 
due qu'en trois catégories uniformes 
et assaisonnées d'avance, selon M. 
Thomas Rackman, directeur de la mise 
en marché à la division économique 
agricole de l'Alberta. 


M. Rackham prédit que les consom- 
mateurs auront alors le choix entre le 
boeuf désossé et dégraissé, la viande 
hachée assaisonnée comme le sont au- 
jourd'hui les lamelles de pommes de 
terre, les produits laitiers, et les mor- 
ceaux à demi transformés et mi-cuits, 
destinés au ragoût ou au rôti. 


La coupe domestique de la viande 
sera devenue un art du passé, M. Rack- 
ham prévoit également que d’autres 
sources de protéines entreront en in- 
quiétante compétition avec Je mar- 
ché du boeuf. Cette viande pourrait 
être dépassée par le poisson, ou même 
des produits synthétisés dérivés d’al- 
gues microscopiques, tout comme l’a- 
gneau et le porc ont été dépassés par 
le boeuf dans le passé, 


L'élevage de bétail deviendra spé- 
cialisé, et la transformation sera uni- 
formisée pour entrer en compétition a- 
vec Îles plantes protéiques moins coû- 
teuses. 


CES TROIS 


SEARLE GRAIN COMPANY LIMITED 
ALBERTA PACIFIC GRAIN LTD. 
FEDERAL GRAIN LIMITED 


ne font plus qu’ UN 


SOUS LE 


NOM DE 


FEDERAL GRAIN LIMITED 
809 GRAIN EXCHANGE BLDG. 
_-WINNIPEG 2, MANITOBA 


VAN gere Poor 
Fitabe Lit ue . 


Le Canada, premier exportateur 
mondial de protéines ? 


Le Canada à peut-être fi chance de 
devenir un jour Je premier exportateur 
mondial de protéines, selon M, C. L, 
Mitchell, du ministère fédéral des P&- 
cheries. 


Dans un article publié par la revue 
du ministère, Pécheries du Canada, 
M. Mitchell considère que l’importan- 
te industrie de pèche de notre pays, 
le développement d'une farine de pois- 
son riche en protéines et la sous-ali- 
mentation parmi plusieurs importants 
groupes de population du monde pour- 
raient se rencontrer pour amener Ja 
création d'une industrie gigantesque 
en vue de répondre aux besoins ali- 
mentaires. 


11 base sa théorie sur le fait que deux 
des trois milliards d'individus qui cons- 
tituent Ja population du globe souffrent 
de carence protéique, particulièrement 
les enfants en bus âge. 


Cette année, l'administration des a- 
liments et médicaments des Etats--U- 
nis à permis la vente centre Etats du 
concentré de 


poisson-farine de  poi- 

son-comme enrichissement alimentai- 
re. 

Pour des pays comme le Canada, 


déjà important producteur de poisson 
comestible, cela signifie la possibilité 
de devenir d'importants producteurs 
de concentrés riches en protéines. 


On estime qu'environ deux onces du 
concentré équivalent au contenu proté- 
ique d'un steak de 12 onces. Malgré 
son goût un peu fade, cet aliment pour- 
rait intéresser es pays plus riches qui 
peuvent en faire un complément aux 
céréales, à Fa soupe, au pain et à plu- 
sieurs autres aliments à faible teneur 
de cholestérol. 


Vite produit 


Le concentré se fabrique en moulant 
le poisson et en traitant le mélange pro- 
duit à l'alcool isopropyl pour en retirer 
le gras et l'humidité. 


On sépare les soldes des Tiquides, on 
distille le dissolvant et le résidu sec es! 
moulu en farine de poisson. 


Le succès d'une telle entreprise au 
Canada dépendrait de Er rapidité avec 
laquelle Je pays pourrait le 
commercidement rentable. 


redre 


‘Rallye du Centenaire’ 
des Guides catholiques 


Grace à une subvention de Et Come 
iission du Centenaire. à eu lie an 
Buc MeGreuor à Othawia. des 2,3 et 4 
septembre. un Rallve LH) 
IS à 25 ans venant de 
l'Atlantique à l'Ouest du pays. 


troupalit 
cheftäines de 


Les assises ont été sous Ja direction 
de Me Thérèse Bouchard, Commis- 
saire nationale adjointe 
Catholiques. 


des Guides 


occasionnent de 


ES 


cide soit procuré 


plus détaillées. 


Hon. H. E. Strom, 
. ministre ae 


MAÏS UN CONTROLE 
COMMUNAUTAIRE 
EST ENCORE MEILLEUR 


Pour exploiter cflicacement avan 
tage du Canada, il faut se hâter d'en 
trer sur ce marché où la première fir- 
me présentant in produit neuf sera ccl- 
le qui en profitera le plus. 


La production commerciale améri- 
caine devrait commencer d'ici un an, 
dit M. Mitchell, cependant que l'Union 
sud-africaine, le Chili et la Suéde ont 
déjà des usines en fonctionnement, 


Les récentes hausses de la péche du 
hareng au Canada — 856,618,000 li- 
vres en 1966 — semblent en mesure 
de fournir des quantités suffisantes de 
poisson pour la transformation en con- 
centré. 

Les bas prix du poisson au Canada 
donneratient également à notre pays 
une marge sur son voisin du sud dans 
le domaine de la farine de poisson. 

Le plus épinceux problème serait de 
convaincre la population de a valeur 
du concentré protéique. Mais le temps 
eUune publicité bien agencée ainsi que 
des règlements sur la mise en marché 
du produit d'autres pays pourraient en 
augmenter le coût de production. 


(æ) Festival Canada on tour presents 


(SO MOMQE À 


Le Festival du Canada, 


de la 
Centenaire, 


une initiative 

Commission du 
présente 

MONIQUE LEYRAC 

la célèbre chanteuse 

eanadienne-française. 

À EDMONTON 

le 27 septembre 
Ïlne suffit pas d'entendre 

Monique Levrac. 

il faut aussi la voir, 


Rendez-vous au nouvel 
Auditorium 


Students Union 
(situé sur Le campus) 
le 27 septembre à 8h. 30 p.m. 
Retenez ves billets sans tarder 
ati 
Allied Arts Box Office. 
8e plancher, 
magasin de la Baie, 
téléphone 422-2454 
Prix des billets: 
$3.50 — 53.00 -- 52.50 
+ 


FESTIVAL CANADA 
{S À PROJECT OF THE CENTENNIAL COMMISSION 


ELEVEURS ET 
NOURRISSEURS 


LES POUX ET L'OESTRE 


sérieuses pertes 


aux éleveurs par suite de 
dommages sérieux tant à la peau 
qu'à la carcasse des animaux 


Un traitement individuel 
des troupeaux est certainement bon 


Dans une région où toutes les bêtes à cornes ont été traitées, 
les ravages de l’oestre peuvent être éliminés, les épidémies 
évitées et la ré-infestation considérablement réduite. 
Faites en sorte qu’un traitement systématique à l’insecti- 
à votre troupeau au cours des mois de 
septembre, octobre et novembre. 


© Assurez-vous de traiter vos bêtes dès cet automne, 


© Suivez bien toutes les recommandations du manufac- 
turier inscrites sur le contenant de l’insecticide choïsi. 


© Voyez votre agronome de district pour des informations 


VW. H. T. MEAD, Directeur 
Division de l’Industrie animale 


PROVINCE OF 
ALBERT À 


Misistère de l'Agriculture 


Dr E: E. Ballantyne, 
-Sous-ministre 


Page 6 


+ 
Tribune ibre ? 
ri É POURQUOI PAS 
L] 
La baisse de la pratique religieuse 
M. le Rédacteur, avons compris avec sa grâce, ce de- 
On constate re baisse sérieuse de voir pour nous, comme l'indique claire- À | L'HOTESSE INCON N UE 
la pratique religeuse, dans tous Re. vo , L'on a proposé, il y a quel ue temps, niciens, par exemple — et qu'a con- 
RC A a Pomme De ae a me Men ie 
JOUMAUN SES" MENU à ; ne FU Een lectif aux milliers de travailleurs qui, Mais leur rôle d'ambassadrices Îles 
de ar Fe “Um simple con A Le A e êie de humblement ct anonymement, ont oeu- oblige à ne pas ae les bortes de’ 
dents elle Sat même ouvrir les l'affirme encore le ler concile du Va- a xposition Universelle A ue Me 
Le ra ne Re de rs a Le projet me semble des mieux in- les avantagent sans Îles ne agui- 
] e Ë À sl «le L nié . : . à ; CARRE à < h air _ 
telle situation . . . nent pas encore à l'Eglise catholique, Hs _ sit k HS Ha de percer davantage ct de prendre 
a Re se a Len era ” A ut qu'on adresse un la etre | ‘ . 
ment “massif” de la pratique pour les catholiques qui abandonnen Aimer on adress 'u LA | es 
es soit un phénomène “sain” la pratique religieuse ou l'Eglise, d’une a de pi ess ne a be 
susceptible de conduire à une religion façon officielle ou non. k ne pue 1 . i Di Yhôt e donne 
E Bcessai le rap- est peut être moins absolu, maïs qui bien Sûr—à ôtesse inconnue, u 
ue is oo e un) Cette h se +. SL pra n’en fournissent pas moins besogne on l’a fait pour le soldat de la première 
us rsonnalisée . . - ette ny- E i S 1E* SES, s Gi REA CREER An 
es est absolument fausse, car il tique religieuse demeure une obligation Eu et ingrate: les hôtesses de Fee us dit le ne 
faut prendre conscience que l'aban- fes cHRAve pose igne Rae qui 100E Je concède qu'elles ne sont pas ré- sue de la collectivité qui. dans 
don de la ee A HER me Res de nue duites à la réclusion—comme les tech- l'ombre, a vraiment gagné la guerre. 4 
u prè : ; CES ee PO 5 
. peut avoir que des consé- absolus de Dieu, que J'on ne peut La UE 
quences funestes. . mépriser en vain: “On ne se moque jeune fille idéale, jolie, cultivée. intel- 
Il est certain que très souvent, chez Pas de Dieu,” écrivait saint Paul. (Gal été et décrète au DEN ar prete 
les laïcs et même dans le clergé, on 6, 7) De nos jours, en region rennes son aide, durant he mois, dans tous les 
comprend très mal ja “kberté” re- en tout autre domaine, nous cnvisage- coins de “La Terre Fe Hommes.” 
ligieuse. Cette “liberté” , consiste à ons nos devoirs d’une façon trop ex- Elle est tellement différente de l’image 
être indépendant par rapport aux au- clusivement horizontale, c’est-à-dire que le monde moderne essaie de nous 
wes hommes et aux sociétés civiles, vis-à-vis des autres hommes, mais nous Vendredi, 15 septembre laisser de la jeune fille émancipée 
qui n'ont pas le droit d'imposer Que oublions l'autre dimension de . de M. Adélard Durocher, Lac La Biche d'aujourd'hui, libérée de toute con- 
ullégeance religieuse particulière. Mais  voirs, qui est de beaucoup plus im- M. André Joly, St-Paul Bates drdont les” dércdlements de 
cette indépendance ne peut exister  portante, celle de notre dépendance M. Adélard Magnan, Edmonton date éementent la cote’ de: pobue ; 
d'aucune façon par rapport à Dieu essentielle de Dieu. C’est une erreur M. Gérard Soncy, Beaumont Jarité. 
qui, Lui, a le droit de nous imposer vraiment tragique! an Samedi, 16 septembre Remercions donc les autorités de 
la foi et ses exigences, dès que nous Oliva Melançon, ess.c. M. Lucien Desbiens, Marie-Reine l'Expo de nous avoir imposé cette im- 
Soeur Rose Lemay, s.c.e., Trochu pression de dignité et de charma dis- 
" 1e . . lé ï Soeur Alberte Marie, f.j, cret, qui est tout à l'honneur de la 
Drôle de bilinguisme que celui-là ! Morinville jeune fille canadienne, et surtout de 
M. Je Rédacteur re “Archidiocese of Edmonton, Second 7. Fe Arsène du Sacré-Coeur, celle du Québec. nr 
Lorsque, il y a deux semaines le bon Sunday in September”, ainsi que . . . Dimanche, 17 septembre : : er 
Monsieur le Curé, d’un air pincé, por- Mais que diable? On soulignait une A Gérard Bergeron, St-Isidore % 
tait notre attention sur les enveloppes troisième phrase anglaise d’une mau- \ Louis Hébert St-Vincent Du champagne 
“bilingues” laissées dans nos bancs dite chinoïserie qui, n'étant ni du la- M. Paul-Emile Pomérleat, St-Paul à l'oeil H 
pour fin prochaine de la Eole En nie se Rene GeUnE RENE En M. Raymond Tétreau, Vegreville LONDRES — Le nombre & pa- 
our Charités papales, je me suis im- de français. M ‘ L Lundi, 18 septembre tients qui doivent être hospitalisés en 
médiatement rendu compte que sa Jai donc pensé qu'il s'agissait du FESTIVAL DU AN ADA onique eyrac Mme Marie Bernard, Edmonton Grande-Bretagne après avoir reçu un 
mine austère traduisait plus que les sale tour d'un triste pouilleux, de l'in- , Monique Leyrac est actuellement M. Arthur Chapdelaine, St-Paul bouchon de champagne dans l'oeil va 
demandes coutumières de desserrer n0-  solence de mauvais goût d’un exécra- OTTAWA — L’anné du Centenaire nelles et semi-professionnelles qu'il ” Pre L . . . nue RE ae CRE Le be tie 
tre bourse. Alors, tout bonnement, jai ble de la plus basse fripouille, de la de la Confédération est une année prenons également dans leur propre es REA ? re Mile Denise Rainville, Peace River garçons ou des serveuses de restaurant. 
jeté un coup d'ocil furtif sur cette en-  crapuleuse sottise d’un ignoble goujat, unique dans Yhistoire du spectacle au province. France, aux Etats-Unis, et en Russie Mardi, 19 septembre Tels sont les réultats d’une enauête 
veloppe spéciale, notant avec stupé- d'une grosse farce anglaise, quoi! Le Canada. Les Festival du Canada — Subven- qu'au Canada. M. Fernand Dechamplain, Vimy publiée dans la revue médicale anglai- 
faction qu’on avait négligé de tradui- salaud, en oubliant ‘bêtement les ac- Le Festival du Canada est un pro- tions et commandes favorise la création PR tn SRE M. Maurice Gagnon, St-Isidore se “Lancet”. 
cents sur les mots “Quête” et “Chari- gramme fédéral conçu, au coût de $3 de nouvelles oeuvres canadiennes pour à! a Ta ee , ii : - M. Jean-Paul Marchand, St-Isidorc Ces recherches, indique la revue, 
tés” voulait sans doute instruire ses millions, pour présenter aux Canadiens l'opéra, l'orchestre. le ballet et le ne ae au ses che : ner Mercredi, 20 septembre ont permis d'établir qu’un bouchon de 
Le chapelet compatriotes expatriés de leur ancien- d’un bout à l'autre du pays, en vue théâtre. ee Has . se M. Alphonse Brousseau, St-Vincent champagne tiré à partir d’une bouteille 
à CHFA de EE a ae ae À Se Le Festival du Canada dans la comprend des airs inspirés de récits M. Léon Gamache, St-Paul ee. ne he 4 
4 D'ailleurs, il faut ot de même Ris ee es danse ' Capitale Nationale a présente la pre- et d'anecdote accessibles à tous les ii a a _ re t Ne RUES 
SEPTEMBRE beque cette mälenéontreuse plaismite: 1 . ; RE | mière d'une oeuvre originale com-  auditoires et ces chansons, qu’elle sait : J. Amo Le FRE TANdEGENLTE D fré d A 
rec : : Pr s à : Jamais aucun pays n'a tenté de ré-  jindée pour le Centenaire. D'autres rendre avec une si grande sincérité Jeudi, 21 septembre La fréquence des “accidents” serait, 
l 14—_Les paroissiens, paroisse St- rie satisfait à perfection les tristes exi-  aljjer un tel programme national de livertisse ts ] apitale d oné-tout S-fnit de ch EI è M. Elie Bergevin, St-Albert estiment les experts, fonction du nom- 
Vital de Beaumont. gences de l'humour anglais. Ne trou- divertissement EN A hs re ne EE M. Ephrem Doucet, Edmonton bre des bouteilles consommées. soit € 
15—Les paroissiens, paroisse St- vez-vous pas que c'est drôle? Réussir : Canada sont aussi en voie de réalisa- sont des reflets de la culture du Ca : ? ; : ° 
d ‘assure € pr ; F ie ; M. Jacques Dusseault, Vimy 5,181,185 en 1965. 
Vital de Beaumont. à mépriser la langue de ceux dont on æ so de a ul 2 nada Français dans ce qu'elle a de plus M É an Gagnon, Hinton “Mettez une serviette sur le bouchon 
{ 16—La famille J. Arthur Routhier demande les contributions . . . et Îles re l ee | ponoIanens Le Festival du Canada en Tournée, HAEReNE Fe D DR nie M. Emile ue Châteauguay recommande la revue, et veillez à ce 
| de St-Paul. deux du même coup. PE généreux subsides fédéraux et PI0- Je quatrième élément de ce programme bilité de Monique Leyrac en fait de ; C tre, P.Q on que le débouchage s'accompagne non 
18—-La famille de Mme Blanche 7 vincaux permettent au public de se des arts d'interprétation, offre aux Ca- petits bijoux. Fee "M loux, St-Paul as d’une détonation mais d’un simple 
Dhimas de Falher. D'autres, cependant, prennent l'ef- procurer des billets à des prix minima.  djiens une occasion unique de voir et Monique Leyrac a commencé sa M. us Mai e . . ” ‘ 
l 19- La paroisse cathédrale de fronterie injustifiable cihaut HENNON L’ambitieux programme du cente-  J’entendre les plus grandes compagnies carrière à l’âge de 13 ans, à la radio, M. Marcel Jacques, st-Fau PE 
| St-Paul. née au Sérieux. Is affirment même, aire de la Confédération se partage en nationales et internationales de 1  u théâtre Lux. Elle a connu depuis 
| 90-—La famille de M. et Mme Avec:une sincérité qui ferait pleurer M. Quatre: Ie Festival du Canada chez scène, à des prix extrêmement raison- Une carrière éblouissante comme comé- HOR AIRE DE MESSES 
Normand Mélançon de Looma. Diefenbaker, que l'ignorant responsable soi; les Subventions et commandes du  nables. Plus de seize compagnies dont dienne et chanteuse. Elle s’est vu Vs 
| 21—La famille de M. Joseph de ce fâcheux délit prétend ne ronver Festival du Canada; le Festival du trois viendront de l'étranger, parcour- décerner des premiers prix en Pologne, A . d es C ana di ens fr anca i s | 
Paquette de Donnelly. AUCUNE: HNPrMene Edmonton 41 Canada à Ottawa et le Festival du  ront le Canada de janvier à décembre  €n Belgique et au Canada français. u service : + 
29— La paroisse St-Louis de pue doter ses lettres d'accents d'une Canada en Tournée. 1967. Les frais de transport et, dans Mlle Leyrac à jusqu'ici enregistré Q Edmonton 
Bonnyville. léngne SARÉRE Apres 1out De Le Festival du Canada — Subven- bien des cas, le coût de préparation, cing disques dont quatre en français IMMACULEE-CONCEPTION : 108A ave et 96e rue — 
93—Le Conseil LaVérendrye des Îl Das. Male non Canadiens fran- veille à amener dans diverses locali- seront payés par le gouvernement fé- €tun en anglais. 9h.00 — 10h.30 — 12h.00 — 5h.00 p.m. 
Chevaliers de Colomb, Re ne sommes qu’une bande d'abru- 44 Je chacune des provinces du Ca-  déral aux compagnies qui participeront CSS EE SAINT-JOACHIM : 9e avenue et 110e rue — 
Edmonton. üst nada et dans les Territoires du Nord- au Festival du Canada en Tournée. Le yoga | Gh.30 — 8h. — 9h.30 — 11h. — 12h. 30 — 5h.00 p.m. 
25—La famille de M. et Mme E. Raymond LAFORCE Quest plusieurs . troupes profession- Voici quelques-uns de ces groupes. À la Fetes annuelle, le PEOBFSR" GAINT-THOMAS: 8520 - Ile rue — 
J. Laperle de Winterburn. E— ——— i me de certaines écoles primaires bri- 8h.00 — 9h.30 — 11h. 00 
26—La famille de Mme Alfred Pourquoi LES SPECTACLES POPULAIRES DU FESTIVAL DU CANADA  tanniques comprendra des couws de SAINTE-ANNE: Ecole Notre-Dame de Lourdes — 
Tougas d'Edmonton. “se faire tirer l'oreille?” yoga, pour développer les facultés de 


27—La famille de M. et Mme 
Joffre Gervais de Falher. 

28—La famille Gérard Guindon et 
Fils de Falher. 

29—Les paroissiens, paroisse St- 
Vital de Beaumont. 

30—Les Vieillards du Foyer You- 
ville de St-Albert. 


Comité du Chapelet, 
Poste CHFA, 

10012 -109e rue, 
Edmonton, Alberta, 


Mon cher Monsieur, 


Chez les anciens Romains, quand les 
témoins cités par le plaignant ne ve- 


‘ naient pas déposer, celui-ci était con- 


traint de les amener devant le tribunal 
en les tirant par l'oreille. De là l’expres- 
sion proverbiale que tous connaissent, 


Veuillez trouver ci-inclus mon offrande 


de $.. 
quotidienne du Chapelet à 


……...…..… Dour aider au maintien de la récitation 
à la Radio. 


. 


Adresse …. 


conso nr sensoseseneenneneses see pensn entente sn 


EPP REE CET ET ENONCE EPECEECEEET CEE ECC CTT ENONCE POCCPOEESEEEPE EST PET ET C EEE PS 


Préparés en vue de faire entendre 
au plus grand nombre de Canadiens 
possible les plus grandes vedettes de 
Ja chanson au Canada, les Spectacles 
Populaîires du Festival du Canada ont 
été inaugurés le 8 mai à Wabush, 
Terre-Neuve, avec les chanteurs folk- 
loriques de réputation internationale, 
Ian and Sylvia, Le même jour, les 
ambassadeurs folkloriques du Canada, 
“The ‘Travellers,’ commençaient leur 
tournée à Geraldton, dans le nord de 
l'Ontario. 

Depuis cette date, des milliers de 
spectateurs ont acclamé ces deux 
troupes. 

Les “Travellers” visitent également 
vingt centres éloignés du Grand Nord. 
C'est la tournée la plus complète ja- 
mais entreprise par des artistes de la 
scène dans le Territoires du Nord- 
Ouest. Leur itinéraire comprend, en- 
tre autres: Yuktoyaktuk, Inuvik, Fort 
Résolution, Sachs Harbour, Hay River 
et Fort Simpson. 

Monique Leyrac, lune des plus 
grandes artistes lyriques que le Ca- 


La Survivance 


nada ait d o nn é e au monde, a 
commencé une tournée triomphale dans 
tout le pays. 


Alan Mills, le populaire troubadour, 
se rendra jusqu'au Keewatin, dans les 
Territoires du Nord-Ouest et à l’île de 
Baffin pour régaler de ses, chansons 
23 hameaux minuscules aux noms 
étranges comme Igloolik, Chesterfield 
Inlet, l'ile Padloping, Whale Cove, 
Eskimo Point et G.Joa Haven. 


“The Best of Barkerville” 

ans de comédie musicale,” de com- 
pagnies originales, parcourent tout le 
pays de l'Atlantique au Pacifique. 
“The Best of Barkerville” est une re- 
vue qui nous rappelle les jours loin- 
tains de la ruée vers l'or en Colombie- 
Britannique. Elle évoque la vie rude 
mais exaltante des pionniers d’il y a un 
siècle. Les premières représentations 
ont eu lieu au Festival d'été de Bar- 
kerville et elles ont attiré des audi- 
toires de 20,000 personnes dans cet 
ancien royaume de lor situé au coeur 
de la région de Cariboo. 


af o%n v9n vf nf nf of ed nn nf ef en ed e%n e%n et of fn e%a e%n ed on ef ed e%n 2% vd r9n ef nn nn ed ef ef nd nn ef en ef ed r%n ed fn ed of fn nd ed af nd ed ea ne 


concentration des enfants et améliorer 
leur respiration. 


8h.00 — 10h.00 


104e avenue et 157e rue 


Mercredi Je 13 septembre 1967 


Invitations de Mariage 


Demandez nos échantillons 
gratuits de papeterie 
de mariage. 


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Nous avons le plus large choix 
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Lundi au vendredi 12.45—Visages de - 12.08—Fin des émissions Mercredi 9.00—Programme alle- 7.00—Ballade ou modèles unis. 
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810 Prière 3.00 Ranth 680 on RUE à pre be ane à Aussi serviettes — alumett 
. . c Mercredi : usique en tête 2.30—-Programme ; 1 = m 
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n Carnet- [e] . 4 .55-—Calendrier soci à rogramme ï 
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9.02—Intermède 4.45—Du St-Laurent 11.00—Chefs-d'oeuvre Colombine 9.02—Fais ton baluchon  2.00—Programe m 
de Érn 7 aux Fee fran- de la musique ie plus belles 9.30—Par ne beau n pds l 
, endrier socia çaise - same .00—-Radio-journa H H : ri A 
nu: 9.15—D'une certaine 5.00—Radio-Journal Mardi 8.30—Sérénade 11.15-—Sports 3.10—D'un océan Invitations imprimées 
e manière 5.80—Salut les Copains 11.30—Arlequin et 9.00-—Chansonniers à la 11.-20—A votre santé Y'autre | 
9.30—Présent 6.00-—Nouvelles : Colombine ronde | 11.30—L'Histoire comme  3.30—Sur quatre roues dans les 48 heures apres 
Bo Ne ce du vent te ui Re 7.00—Rel, Canto 9.30—Chensonniers à la " ss l'ont faite ÿ 00—Expo jeunesse 
,00-—Nouvelles ur ,30-—Sérén: josque à musique abaret du A £ 
10.02—Au Gré du vent  6.45-—Chapelet 9.00 —Séénade 10.30—Enfance d'écrivain 3.00— Programme italien Soir .… réception de la commande. ee oo 
10.30—TJoyeux 7.00—(selon le jour) 9,30—Campo de Fiore 11.00—Sous l'abat-jour 5.00-Salut les Copains 7.00—-Nouvelles PR nes M 
Troubadours 8.00—S0 min. d'infor-  10.30—Sérénade à 6.00—La Parole est d'or 7.15—Cabaret du soir 2 Serres nues 
11.00—Radio-Journal mation 11.00—Concert sympho- Vendredi 6.30—Musique pour 8.00—Classiques à la , | ! ; 
IIIe Grands 00—(len Je jou nique 1120 Au temps du 7 pop EU po Pme IMPRIMERIE LA SURVIVANCE 
A À r 
11.30--Selon le jour 10.00—Programme 8.30—_Disc.o-Pop Polonais . : 
de en dinant e Ho ne : 10. Ne Lux chan- 200 OR 1 : ï | 
: ouvelles selon le jour 10.30—Loge à TA NS , ; 
‘ 12.25—Sports 11.00—(selon le jour) , 5 Il. 00— Tournée des 11.00—Festival m 1001 0-1 09ème rue Tél. 499-4709 E 
” 12.20 Journal agricole  12.00--Nouvelles La Voix française de ‘Alberta ‘ Grands Ducs 12.00 Nouvelles j dmonton, Alberta 


+sébetéebbbetheeebdeddd dde d dd 


Mercredi le 13 septembre 1967 


La Survivance 


Page 7 


me ee mes de à + de = 


PAGE FE 


Les légumes d’apparat 


Le maïs aux épis dorés a déjà fait 
son apparition sur les marchés locaux. 
Sous son costume aux couleurs attra- 
yantes, ce grand seigneur cache une 
infinité de saveurs et de richesses. De 
auoi vous mettre J'eau à la bouche! 

1} n'existe qu'une catégorie de maïs: 
Canada no. 1. Au moment de Fachat, 
recherchez des épis à feuilles d’un vert 
brillant dont les soies sont dorées et 
humides. Regardez à Fintérieur; les 
rangs uniformes doivent se composer 
de grains ronds, laiteux et tendres. Dès 
le retour à la maison, entreposez les 
épis au réfrigérateur, dans un sac de 
plastique. 

Juste avant de faire cuire le maïs 
dans l’eau bouillante, retirez les feuil- 
les et Jes barbes, vous profiterez ainsi 
d'une saveur et d’une tendreté incom- 
parables. D’après des expériences ef- 
Jectuées, il suffit de cuire le maïs jus- 
te assez pour lattendrir et développer 
son goût particulier (3 à 4 minutes, 
pour les grains jeunes et laiteux; 7 à 
8 minutes pour les grains plus mûrs). 
Un peu de beurre . . . beaucoup pour 
les gourmands . . . quelques grains de 
sel et il fondra sous la dent. 

Les économistes ménagères de Ja 
Section des consommateurs du mi- 
nistère de l'Agriculture du Canada vous 
suggèrent de le servir en compagnie 
d'un beurre aromatisé au fromage. 
Pour préparer ce régal vous n'avez qu’à 
battre jusqu’à consistance crémeuse 12 
tasse de beurre et 1-2 tasse de fromage 
cheddar râpé; incorporez % c. à thé 
de sauce Worcestershire et servez sur 
Je maïs chaud (quantité suffisante 
pour 6 portions). Bon appétit! 
Carottes et oignons 

Vous aimez le coloris, la variété? Les 

©. 


membres de votre famille aussi? Of- 
frez-leur un bifteck où un poulet cuits 
sur le gril, rehaussés de carottes en 
bâtonnets ou de rondelles d'oignons. 

Voici 2 recettes adaptées à la cui- 
sine barbecue. Faites-en la surprise à 
votre famille au plus tôt! ... 


CAROTTES EN JULIENNE 

112 livre de carottes nouvelles 
à table de cassonade 
. à table de jus de citron 
ce. à thé de sel 
2 ec. à thé de muscade ou de 

gingembre moulu 

2 à 3 c. à table de beurre 

Couper les carottes pelées en bâton- 
nets de % de pouce. Diviser en 6 
portions ct placer au centre de feuilles 
d'aluminium épais. Saupoudrer de su- 
cre, sel et muscade, arroser de jus de 
citron et parsemer de beurre. Fermer 
hermétiquement et placer sur le gril 
à 4 ou 5 pouces du feu. Cuire jusqu’à 
ce que tendres, environ 1 heure, en re- 
tournant 3 ou 4 fois. G portions. 


OIGNONS A LA SARRIETTE 
6 oignons moyens (1 livre) 
Va tasse d'huile à salade 
4 tasse de vinaigre 
2 «. à thé de cassonade 
12 ç. à thé de sel 
Ye. à thé de sarriette 
pincée de poivre 
Couper les oignons pelés en tranches 
de %4 de pouce. Diviser en 6 portions 
et placer au centre de feuilles doubles 
d'aluminium épais. Mèler les autres in- 
grédients et verser sur les oignons. 
Fermer hermétiquement et placer sur le 
gril à 4 ou 5 pouces du feu. Cuire jus- 
qu'à ce que tendres, environ 1 heure, 
en retournant 3 ou 4 fois. G portions. 
© 


le) 


Qels sont les plus anciens légumes 


historiquement connus 


Parmi eux, la lentille, bien sur, 
puisque pour un plat de ce légume, 
Esaü (raconte la Bible) vendit son 
&roit d’aînesse. Pour avoir servi à ce 
‘roc, et surtout pour avoir figuré a- 
busivement sur la table des collègues, 
ja lentille n’a pas beaucoup de pres- 
tige. 

Le pois aussi remonte à la plus hau- 
te antiquité. On le trouve chez Pline. 
Mais que représente exactement ce 
pisum? Ne se confond-il pas avec le 
cicer, le vulgaire pois chiche, auquel 
Cicéron devait son surnom, à cause, 
disait les uns, d’une excroissance sur 
je nez, ou bien parce que, disent Îles 
autres, sa famille s'était spécialisée 
dans la culture de ce légume? 

Le petit pois, lui, est un des légumes 
es plus distingués qui soient. Il n’ap- 
parut à la table du roi, à Marly, que 
vers Ja fin du XVIIe siècle et ce fut 
sout de suite l'enthousiasme, qui se 
mua en “fureur”, pour employer ‘le 
terme même de Mme de Maintenon. 
Peut-être est-ce de cette glorieuse é- 
poque que date l'expression “C’est la 
fleur des pois”, c’est-à-dire ce qu’il y a 
de plus fin, le pois étant d'autant meil- 
eur qu’il est encore tout proche de sa 
Fleur. 

A côté des pois, le haricot, introduit 
en France au début du XVIe siècle, fait 
iigure de roturier. Il n’a guère de 
prestige qu'à condition d'accompagner 
un gigot de pré-salé. En dehors de ce 
plat, on le traite vulgairement de 
fayot. À la caserne on ne le connait 
guère que sous ce nom. “Faire fayot”, 
c’est rengager pour être nourri de 
haricots. 

Mais laissons là les légumes propre- 
rnent dits pour cueillir quelques her- 
bes potagères dont on consomme non 


En fait de sculpture, les plus avant-gardistes ne font 
que Dame Nature, quand vient le moment de créer, demeure 


leurs. Regardez-y de plus près: 
d’une chevelure en broussailles. -. ou _. 
cer le disque. . . ou peut-être aurez-vous une autre 


? 


les graines. mais les feuilles ou les 
fleurs. Ce sera le sujet d'un prochain 
article tiré, comme celui-ci, de la revue 
mensuelle éditée pur Larousse “VIE 


ET LANGAGE”. 
©: 


L'ennemi publie numéro un au Canada est sans doute le 


feu!  surtont quand il 
diennes. 


Le] 


“avage nos belles forêts cana- 
Suite à la négligence où au manque de eivisme 


de certains ainsi qu'à la sécheresse, des millions d'acres 
de forêts ont encore été anéantis cette année, partieu- 
lièrement en Colombie-Britannique où cette photo fut 


prise. 


La mode européenne 
insiste sur l’individualisme 


Le tour d'Europe de Lissa Taylor 

Que l'on suit à Londres, à Paris ou 
à Rome, la longueur de l'ounrlet, Îles 
tissus, les couleurs répondront cet au- 
tomne à tous les goûts, nous rapporte 
Mme Lissa Taylor. directrice de mode 
du service des fibres textiles de Du 
Pont du Canada. 


“La mode n'est plus stricte comme 
elle l'était autrefois: voilà pourquoi on 
tend à un individualisme plus poussé. 

Bref, la femme sera libre de porter 
cet automne la longueur d’ourlet, Îles 
accessoires qu'elle désire. Car les ju- 
pes sont soit longues, comme le veut 
la mode italienne. : 
pour obéir à la mode anglaise. 


soit très courtes, 


La longueur de l'ourlet n’a d’ailleurs 
aucun rapport avec le lieu géographi- 
© 


Les manufacturiers devraient 


consulter les femmes 


NEW YORK — Quel que soit le 
produit, une ménagère saura toujours 
l'améliorer. 

Ainsi les manufacturiers, les embal- 
leurs et vendeurs s'intéressent beau- 
coup à toutes les idées de ces da- 
mes. Plusieurs sont des amies, d’autres 
des auditrices des programmes sur 
l'opinion publique et une entreprise 
qui effectue des recherches sur le mar- 
ché, demande à plus de 90,000 femmes 
leur opinion sur les problèmes des 
consommateurs. 

Pourquoi n'arrètent-ils pas d'ajouter 
du sel aux aliments, spécialement aux 
légumes en boîtes et congelés? Il y à 
plusieurs personnes dont le régime exi- 
ue une nourriture son salée et il est 
presque impossible de trouver des ali- 
ments non salés dans les supermarchés. 

Pourquoi ne pas? 

—instrer des fermetures éclair ré- 
sistantes à la chaleur dans les vêtements 
qui sont souvent lavés et repassé. 

—emballer la farine de la même 
manière que le sucre pour éviter le 
gaspillage. 

—écrire un verset de la bible des 
enfants ou une courte prière sur les 
boîtes de céréales. 


utiliser un compte-gouttes pour 


les flacons de colorants et essences des 
aliments. 
—attacher un gallon à mesurer sur 


vous apercevrez peut-ê 


les machines à coudre. 

—faire les biscuits d'enfants de Ja 
même forme que les bâtonets de pain 
plus faciles à tenir. 

—ourler les draps de lit de la même 
manière aux deux extrémités pour qu'on 
puisse les changer de sens et les utili- 
ser plus longtemps. 

——aire les contenants de lotions ou 
de crèmes à barbe anti-rouille pour &- 
viter les marques qui en résultent sur 
l'étagère de Ja salle de bain. 

—manufacturer une teinture applica- 
ble sur les taches faites par l'eau blan- 
chissante, dans une bouteille au bou- 
chon éponge. 

E————— 


Le téléphone 
progresse 


Le premier téléphone entièrement 
portatif va entrer en service aux Etats- 
Unis. 

L'appareil, pesant 10 Ïb, pourra è- 
tre utilisé en voiture ou porté à la main 
pour relaver les conversation avec les 
abonnés du monde entier. 

Il fonctionne selon le mème principe 
que les téléphones actuellement en ser. 
vice à bord des automobiles, à savoir 
qu'il consite en un relais radio en liaison 
avec les centraux locaux, mais son poids 
est quatre fois moins élevé, 


© 


font pas mieux ... ce qui confirmerait 
la meilleuré parmi les meil- 


tre un visage humain surmonté 
ou peut-être le profil d'un athlète qui s’apprête à lan- 
dée personnelle. 


que ou Je climat. Dans le sud de l'Ita- 
lie, on en est aux jupes longues, tandis 
qu'à Londres, sensiblement plus au 
nord, les mannequins nous ont présen- 
té, tout en grelottant, des jupes des 
plus mini. 

Les couturiers parisiens, eux, ont 
passé du Dior des années trente, avec 
ses visages très maquillés. ses cheveux 
friottés et ses robes de satin moulantes 
à l'élégance de Ricci, ses Jongues ca- 
pes, ses chapeaux romantiques.” 

Selon Mme ‘Taylor, c’est la collec- 
tion de Nina Ricci qui influera le plus 
sur la mode canadienne car “elle s'a- 
dapte bien à notre climat. à notre mo- 
de de vie.” 

“Courrèges joue encore un rôle im- 
portant sur la scène parisienne. Ses vé- 
tements ont quelque chose de très 
nouveau, de très “spatial”. et en mème 
temps de très frais, de très petite fille 
avec des gants très courts, des chans- 
settes et des souliers blancs. 

Valentino et d'autres couturicrs ita- 
liens exécutent des vêtements dont Ja 
coupe sobre sera reprise à des millions 
d'exemplaires en Amérique.” 

\fme Taylor est persuadée que cette 
grande diversité dans la mode permet- 
tra d’abord à chaque femme de porter 
ce qui Jui convient le micux. 

“La femme adopter: “son” genre, 
selon sa taille, son tempérament . . . 
et non plus un genre stéréotypé” ajoute 
Mme Taylor. 

Cette diversité devrait aussi encou- 
rager les femmes qui font la mode à 
s'habiller selon leur âge. Les jupes 
courtes siéent bien aux jeunes (et mè- 
me aux moins jeunes . . . à la campa- 
gme) à condition que les jambes soient 
recouvertes. 

Mais, je l'ai dit souvent, et je le ré- 
pète, les jupes courtes, qui découvrent 
le genou, ne sont pas faites pour tre 
portées de jour par une adulte, 

La querelle des jupes continue de 
battre son plein. Elle ne pose aucun 
problème à Paris ou à Rome. En Ita- 
lie, les femmes ne portent pas la jupe 
courte car ni les hommes ni elles-mé- 
mes ne l’aiment. En France, on la por- 
te courte . . . mais avec une bravade, 
un chic qu’on ne voit pas ailleurs. 

En Angleterre, les jupes vont de la 
rotule à . .. rien du tout; ces dernières 
ont plus souvent l’air de cols que de 
jupes et ne font que couvrir l’os de la 
hanche. 

La plupart des jeunes Anglaises 
portent leurs jupes à mi-cuisse avec 
des collants. Mais celles qui n’ont pas 
de jolies jambes le savent et le mon- 
trent dans leur attitude embarrassée.” 

C’est donc, selon Mme Taylor, le 
choix de vêtements que fera la femme 
canadienne à l'automne qui fera d’elle 
une femme élégante et bien mise ou 
une femme gênée, mal à l'aise. 


Quelques 
consells 


NENW YORK — Un homme qui voit 
à Fl'entretien de 100 millions de pieds 
carrés d'espace tous les jours donne 
quelques conseils à Ja ménagère pour 
sa lutte contre la inalpropreté. 

Chassez-la tous les jours. Ne a lais- 
sez pas s'amasser. Répuartissez à l'a- 
vance votre travail et faites-le sans in- 
terruption si possible. 

“Embauchez votre mari” dit M. 
Frank Rochrig. “Faites-en une affaire 
de famille, Donnez à chacun un travail 
à faire.” 

“Ce travail devient ennuyant parce 
que la femme n'est pas dans le monde 
des affaires, dans la compétition. Si 
son époux la louangeait la tâche serait 
de beaucoup facilitée.” 

M. Roehrig, ancien ingénieur et 
père de cinq enfants, est maintenant à 
la tête du personnel de la compagnie 
“Nationak Cleaning Contractors”. Il 
surveille le travail de 9,000 femmes et 
de 2,500 hommes qui nettoyent tous 
les jours des bureaux et des hôtels dans 
14 villes de New York à Los Angeles. 

“Il faut arrêter de penser en termes 
de ménage du printemps ou de l'autom- 
ne, poursuit-il. I] faut plutôt y penser 
en termes d’un ménage léger tous les 
jours et plus complet en fin de semai- 
ne.” 

“Une fois le ménage commencé, 
toute interruption est mauvaise parce 
qu'on oublie ensuite le travail qui a 
été fait et on risque de le répêter. Une 
conversation au téléphone, une tasse 
de café prise en compagnie de la 
voisine, tous ces arrêts font dire à la 
maîtresse de maison qu'elle à passé 
toute Ja journée à faire le ménage.” 

“La plus grande malpropreté est 
causée quand les gens rentrent dans la 
maison. Que dire de la fumée des ci- 
garettes: sur les murs, au plafond, sur 
le téléphone, sans compter les cendriers 
à nettoyer!” 

®———— 


Les parfums sont 
plus odorants 


TORONTO — On demande main- 
tenant du parfum de plus en plus o- 
dorant dit le vice-président d'une vieille 
parfumerie française, 

Alvin Welzel, des Parfums Houbi- 
gant. firme fondée en 1775, dit que 
les parfums contenaient auparavant de 
Il à 15 pour 109 de substance odoran- 
te, mais que ce pourcentage à mainte- 
nant atteint 50 pour 100 et qu'il aug- 
mentera encore. 

“L'eau de cologne n'en contenait 
jadis qu’un pour cent et en porte main- 
tenant de trois à quatre pour 100.” 

Rencontré lors d'une visite à Toron- 
to, M. Welzel dit qu'il est plus fa- 
cile, de nos jours, de changer conti- 
nucllement Ja mode des parfums. Il y 
a un siècle, les parfumeurs ne dispo- 
saient que de quelques centaines d'in- 
grédients: aujourd'hui, Les chimistes 
créent environ 38,000 nouvelles sub- 
stances chaque année, bien que “nous 
n’en utilisions que quelques-unes.” 
Sagesse féminine 

Ce qui affecte le plus M. Welzel, 
c'est de voir que les femmes savent 
généralement comment porter un par- 
fum et le rafraichir durant la jouée, 
cependant que les hommes refusent 
de porter un petit flacon de cologne 
avec eux pour revivifier la bonne o- 
deur. 

1] en résulte que, malgré l'emploi 
matinal de produits comme les lotions 
pour après le rasage, désodorisants et 
colognes pour le corps, les hommes ar- 
rivent au soir avec rien d’autre que l’o- 
deur plus ou moins agréable dégagée 
par le corps humain. 


Fiancé indien 


Il paraît que dans la langue des In- 
diens, le verbe aimer se traduit par: 
chemlen amoughkunagogager. Imagi- 
nez-vous un jeune Indien disant à sa 
fiancée: 

Mademoiselle, je vous chemmlenda- 
moughkunagogage! 


financer? 


simple: 


.N'oublieg pas: 


votre agent. 


Vous voulez aider !'A.C.F.A. à se 


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da, (en anglais: General Security In- 
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par l'entremise de 


Votre caméra mérite de 
participer aux réjouissances 


Un soleil éelataut dans le ciel, du 
sable chaud sous les pieds, de lean 
fraiche clapotant sur le rivage et. par- 
tout. des gens qui s'amusent, tout cela 
constitue un extraordinaire ‘terrain de 
chasse” pour le photographe amateur. 

Où que vous alliez cet été, vous se- 
rez heureux d'avoir votre caméra pour 
capter €es moments particuliers sur 
film en couleurs. 

Supposez que votre famille et vous 
décidiez de 
plage où d'organiser un pique-nique 
dans Îles 
d'hui à chargement automatique sont 
si-peu encombrantes qu'on peut les em- 
porter partout. Et elles sont d'un em- 
ploi si simple que m'importe qui peut 
les utiliser. Les excursions à la plage 


passer une journée à la 


bois. les caméras d’aujour- 


sont synonymes de joie, de soleil et de 
rires, et vos enfants vètus de leur cos- 
tume de bain sont des sujets de photos 
vraiment extraordinaires quand ils bar- 
botent au bord de Feau. Pour pren- 
dre 

sants 


intéres- 
famille, 
prenez-les quand ils sy attendent Je 
moins. Vos photos paraitront bien plus 
intéressantes si 


des instantanés vraiment 


des membres de votre 


vos sujets sont pris 
pendant çes moments d'insouciance, où 
ils ne se savent pas observés. 

Sile chien de la famille vous accom- 
pagne à la plage où en pique-nique, 
vous devrez être rapide à la détente 
pour saisir ses cabrioles quand il joue 
avec bles enfants. Vous n'avez pas be- 
soin d'aller à la recherche de photos 
dans de tels eus — il en à tout ie 
tour de vous, prètes à être prises. 

©. 


La fatigue oculaire 


Ilest important de ne pus négliger 
les paysages cet été. Vous pouvez les 
utiliser comme fonds pour des gros 
plans évocateurs, en faisant la mise au 
point sur une personne placée au pre- 
mier plan, mais sur le côté Pour vos 
gros plans, vous pouvez vous rapprocher 
du sujet jusqu'à une distance de cinq 
pieds avec la plupart des caméras à 
fover fise, et obtenir quand même des 
photos nettes et aux détails précis. Et 
ne craignez surtout pas de passer de 
l'autre côté de Ja caméra, Les camé- 
ras actuelles. ciné-caméras et appareils 
ordinaires. sont d'un emploi suffisam- 
ment simple pour que n'importe quel 
membre de lt famille puisse les utiliser, 
vous laissant ainsi là possibilté de fai- 
re Je pitre pour vos photographes en 
herbe. 

Après le coucher du soleil, quand le 
calme commence à régner autour du 
feu de camp. il n'y à aucune raison 
pour que vous rangiez votre caméra. 
Si vous avez des lampes-éclair, vous 
pouvez capter l'atmosphère sereine du 
moment, et x chaude lueur du feu 
donnera à photos une 
nouvelle. 

Donc. ect été, quand vous envisage- 
rez ces activités spéciales auxquelles 
vous ne pouvez vous livrer qu'au mo- 
meut des vacances, m'excluez pas votre 


vos intensité 


caméra de vos réjouissances, Les pho- 
tos prises pendant les mois d'été ont 


un attrait tout particulier qui, avec 


Vos souvenirs, Vous aidera à revivre 
ces moments d'une maniere tout à 
fait spéciale. 

@ 


cause de nombreuses plaintes 


Les veux nous ont d'abord été don- 
nés pour trouver de a nourriture ct 
dépister les ennemis. La nature n'avait 
sans doute pas prévu les séunces d'étu- 
des qui durent des nuits entières où 
les travaux de précision exécutés sous 
un éclairage médiocre. 

C'est ce qui explique que qantité de 
gens, particulièrement des étudiants, ont 
Ja vue fatiguée, Ils ne semblent pas 
réaliser qu'il y a certaines HFimites aux 
sapacités de Focil, déclare un article 
publié par le ministère 1ittional de la 
Santé. 

La fatigue oculaire est le sujet de 
plainte rencontré le plus fréquemment. 
Cette fatigue est causée par des lectu- 
res prolongées où par des travaux de 
précision exécutés sous un 
inadéquat. 


cchairage 


Les symptômes de la fatigue oculai- 
re sont les maux de tête, l'irritation des 
veux où une diminution temporaire de 
Facuité visuelle, 

Ces symptômes indiquent que les 
muscles de l'oeil, et non les nerfs op- 
tiques, sont fatigucs. 


Mauvaises habitudes 

L'article précise qu'il est mauvais de 
lire au lit et surtout dans la position 
couchée, 

L'éclairage, au cours de la journée. 
ne pose habituellement pas de problè- 
me. Mème par une journée sans soleil, 
la lumière venant d'une fenêtre de 
grandeur normale est suffisante. 


Le soir, cependant. il ne faut pas 
travailler ou lire avec un éclairage 
tombant uniquement du plafond. Une 
lampe de table, munie d'une ampoule 
de 100 watts'ou de deux ampoules de 

É—————— ? 


Contre la littérature 
américaine 


LISBONNE — “La littérature amé- 
ricaine est si mauvaise que moi-même 
je ne la lis plus.” 

Sur cette déclaration fracassante aux 
journalistes portugais qui l’attendaient 
à l'aérodrome de Lisbonne, le drama- 
turge américain Tennessee Williams, 
venant de New York, a repris son avion 
pour Rome après une escale de 20 mi- 
nutes. 

Tennesse Williams se rend à Rome 
pour assister au tournage de son film 
“The Milk Train Does Not Stop Here” 

Il a d'autre part déclaré qu’il préfé- 
rait le “langage cinématographique” au 
langage littéraire. 


60 watts, suffit à remplacer Ha lu- 
micre naturelle. 
On doit tenir le livre ou le 
à 15 où 20 pouces des veux. 
RE 


Pour les 
collations 


Voici à nouveau le temps où vous 
devez affronter vos petits ogres sor- 
tant de l'école et, pour satisfaire leur 
appétit exigeant, trouver de nouvelles 
préparations. Voici deux recettes que 
vous propose F'Institut canadien du 
sucre et qui devraient plaire à tous: 


ROTIE AU CARAMEL 
A LA CANNELLE .., 

.. pour le déjeuner ou le goûter. 
Mélangez uue demi-tasse de beurre 
ramolli ct une demi-tasse de sucre en 
pondre avec une cuillerée à soupe de 
cannelle. Etendez ce mélange sur de 
minces tranches de pain blanc. Faites 
wriller 5 minutes ou jusqu'à ce que le 
sucre ait pris une teinte dorée, Vous 
pouvez enduire les deux faces de la 
tranche de pain en prenant soin de 
faire griller une face avant d'étendre le 
mélange sur lPautre face. 

PAINS DE VIANDE 
AUX POMMES ... 

.. pour un succulent diner d’au- 
tonne en utilisant les pommes de la 
récolte 1967! 

lie livre de boeuf hache 

1 tasse de chapelure 

14 de tasse d'oignon finement 

haché 

E oeuf légèrement battu 

12 tasse de pommes en petits dés 

PJ cuillerée à thé de sel 

13 de cuillerée à thé de 

Worcestershire sauce 

1 tasse de cassonade, bien tassée 

1 cuillerée à thé de farine de 

moutarde 

1. Mélangez le boeuf haché, la cha- 
pelure, l'oignon, l'oeuf, les pommes, 
le sel. le poivre et la Worcestershire 
sauce. 

2, Faites 4 pains ovales et glissez sur 
le dessus de chacun une tranche de 
pomme rouge. Placez dans un moule 
peu profond. . 

3. Mélangez la cassonnade et la fa- 
rine de moutarde et étendez ce mé- 
lange sur les pains. ; 

4. Mettez au four à 375°F peudant 
45 minutes en arrosant de temps à au- 
tre. 

Quantité pour 4 personnes. 


“ahier 


RE ee 


See de 


Page 8 ne. | _—— La Survivance | | No 42 
Rd bee K or ECHO DES REVUES Croissance de la fonction publique 


Br FRE SA 
ë SA 

He, 

LA 2e £ L Le 


IT suffit d'un peu d'imagination pour obtenir de merveilleuses 
À preuve, cette silhouette d’un promeneur qui s’est arrêté 


photos. 


quelques instants pour jeter un dernier coup d'oeil vers les beautés 
de la nature avant de reprendre son chemim. 


L'église moderne, ‘’’un 


lieu 


d'assemblée pour les chrétiens” : 


NEW YORK — Finies les cathédra- 
les majestucuses. Finies les églises é- 
légantes cachées au fond de jardins 
coquets, Alors, que sera l'église mo- 
derne de demain? 

Ce sont ces idées et ces questions 
qui ont été déhaltues au premier con- 
grès international sur la religion, d'ar- 
chitecture et les arts visuels. 

Le thème dominant était que les 
églises typiques du passé, avec leurs 
clochers altiers, leurs ogives imposan- 
tes et leur atmosphère, secrète, ne con- 
viennent plus à lt vie moderne, et que 
l'on doit créer de nouvelles architec- 
tures. 

L'église a toujours été considérée 
comme “la maison de Dieu”, a décla- 
ré un savant catholique françuis, un 
lieu saint Join du monde des humains, 
mais il semble y avoir maintenant une 
réaction contre cet état de choses. Le. 
Révérend Père Jean Capelludes, de Pa- 
Re 


À 103 ans 


ris, rédacteur en chef de l'Art sacré, 
ajoute que l’église actuelle tend à ê- 
tre considérée plus simplement com- 
me étant “le lieu d’assemblée des 
chrétiens.” 

“On doit tendre à un style plus ordi- 
aire, ct à plus de simplicité évangé- 
lique” a-t-il déclaré. 

Un rabbin américain, M. Balfour 
Brickner de New York, a déclaré que 
les institutions religieuses modernes de- 
vraient être construites plutôt comme 
des théâtres et fes offices religieux et 
la liturgie devraient tendre à se rap- 
procher des pièces de théâtre. 


Environ 1,200 spécialistes en religion, 


en architecture et en arts, apparte- 
nant à une trentaine de pays, y com- 
pris le Canada, participaient à ce con- 
grès oecuménique qui aura duré une 
semaine. Cette manifestation était com- 
manditée par les corps protestants, ca- 
tholiques et juifs. 

© 


M. Caesor Paul s'amuse beaucoup 
en celte année du Centenaire 


FORT COULONGE, Qué — Pour 
atteindre cent ans d’âge, il n’y a rien 
comme Ja ‘“bélangique”, dit Ceasor 
Paul, Indien algonquin qui ne jure que 
par les herbes qu’il n’a cessé de ramas- 
ser au cours des 103 années de son 
existence. 

Tirant de sa poche une poignée 
d'herbes brunies, Paul dit: “Voici de la 
bélangique. C’est bon pour les rhu- 
mes, les crampes, les vers et bien d’au- 
tres maladies.” 

Jusqu'à il y a deux ans, il trappait 
depuis une cabane bâtie sur le lac Jim, 
dans la forêt à 35 milles au nord de 
Fort Coulonge. 

I n'a pas revu sa cabane depuis 
qu'il l’a laissée, pleine des raquettes, 
des canots d’écorce, des pièges et des 
fusils dont il se servait pour trapper, 
chasser, bûcher et combattre les feux de 
forêt. 11 a élevé huit enfants dans cette 
cabane. 

Il prend la vie plus facilement main- 
tenant. Quand il n’est pas invité à 
quelque fête du Centenaire. Ceasor 
Paul s’assied devant une fenêtre du 
deuxième étage de la maison de son 
fils, à Fort Coulonge, municipalité. sise 
à 60 milles au nord-ouest d'Ottawa: 
il fume sa pipe et raconte Jes bienfaits 
des herbes qui l’on gardé en santé de- 
puis avant la Confédération. 


FERD NADON 
BIJOUTIER 
REPARATION DE MONTRES 
ET BIJOUX 


en face de la “Bay” 
10115 - 102ème rue. Edmonton 


M. Pau] ramasse ses herbes dans les 
marais et sur les rives des lacs. Quand 
il ne se sent pas bien, sa bru, Mme 
Loyola Graveline fait bouillir un peu 
de bélangique ou écorce de peuplier 
et lui donne la tisane à boire. 


Pas de médecin 


Il y a deux ans, alors qu'il souffrait 
d'une fièvre, un médecin voulut lui 
donner une piqûre, mais M. Paul ne 
voulut rien entendre. 1] prit un peu de 
thé d'herbes de Mme Graveline et 
il se sentit mieux. 


Il encourage sa bru à donner ces 
potions naturelles à ses petits-enfants. 
Les jeunes d'aujourd'hui devraient en 
prendre: ils ont l’air vieux, dit-il. 


“Ts marchent clopin-clopant près 
de la maison et la plupart se plaignent 
d'un malaise ou d'un autre.” 

M. Paul s'amuse bien durant cette 
année du Centenaire: “Je n'ai pas eu 
autant de plaisir depuis que nous avions 
coutume d'aller du lac Jim à Pembro- 
ke.” 

Mme Graveline dit que le projet du 
Centenaire de son beau-père semble 
ètre de parler aux journalistes. 


Ainsi, Ceasor Paul, assis confortable. 
ment, fume, parle et regarde son deu- 
xième centenaire du Canada remonter 
la vallée de l'Outaouais. 

Go ————+ 
Algues | 


Les provinces de lAtlimtique ven- 
dent annuellement des algues marines 
pour une valeur de $1 million. 


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HNÉSIRE 


A.C.F.A.- 
Périodiques 
vous offre... 


Sous ‘ce titre, nous vous offrons un 
bref résumé de quelques revues ou 
autres périodiques de Jangue française 
qu’il vous est possible de vous procurer 
ou d'offrir en cadeau à vos amis en 
prenant contact. avec Je bureau 
d'A.C.F.A.-Périodiques, 10008 - 109e 
rue à Edmonton, au tél: 422-2736. 


Littérature de jeunesse 


La revue “Littérature de Jeunesse” 
est une revue documentaire internatio- 
nale, diffusée dans tous les pays de 
langue française et dans les centres 
culturels de nombreux autres pays. 

Elle s'adresse aux parents, aux bi- 
blinthécaires, aux professeurs, ct à tous 
Jes responsables du choix des lectures 
des jeunes. È 

“Littérature de Jeunesse” analyse 
sous différents aspects les ouvrages 
destinés aux enfants, aux adolescents et 
aux jeunes gens. Elle les analyse de 


- manière à permettre une réelle adapta- 


tion du livre au lecteur et de contri- 
buer à Ja formation de sa personnalité, 
en même temps qu'à son délassement. 
Simple comme Boujour pour s'abonner 
à “Littérautre de Jeunesse’ en s’adres- 
sant à A.C.F.A.-Périodiques. Six dollars 


pour douze numéros. 
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“Sport cérébral’ 


Vous l'aurez deviné, il s’agit de mots 
croisés. 

“SPORT CEREBRAL” présente cinq 
revues différentes de mots croisés. 

“SPORT  CEREBRAL HEBDO” 
pour Jes amateurs, avec chaque se- 
maine un grand concours permanent. 

“SPORT CEREBRAL PARADE” si 
vous préférez des mots croisés faciles, 
paraît une fois par mois. 

Les “CAHIERS BIMESTRIELS” 
de “SPORT CEREBRAL” sont pour 
vous si vous êtes un “mordu” des mots 
croisés. Cinquante - deux pages de 
problèmes inédits de tous formats, pe- 
tits et grands, des grilles muettes et les 
listes de mots classés par catégories 
pour faciliter vos recherches. 

“SPORT CÉREBRAL REVUE” pa- 
raît aussi à tous les deux mois, elle 
est spécialement destinée à lamateur 
de mots croisés de classe. 

Enfin, pour meubler des moments 
perdus, les mots croisés “SANS SOU- 
CT” sont à la portée de tous. Simple 
comme bonjour à l’A.C.F.A.-Périodi- 
ques pour vous abonner à l’une ou l’au- 


tre de ces revues de sport cérébral. 
- + # 


“Veillées 67” 


La revue “Veillées 67” réunit plu- 
sieurs des points d'intérêt de la fem- 
me: chronique du coeur, carrières fé- 
minines, note de savoir-vivre, agenda 
médical, sans oublier la pointe d’hu- 
mour. 

Les actualités ont aussi leur place. 
Le dernier numéro paru présente “O- 
thello” de Shakespeare, joué à l'écran 
par Laurence Olivier; un article sur 
Enrico Macias, et surtout de nombreux 
romans. 

Seulement douze dollars cinquante 
pour cinquante deux “Veillées” de lec- 


ture passionnante. 
# LH LA # 


“La vie catholique illustrée” 


Un hebdomadaire français familial, 
moderne, populaire et chrétien: “LA 
VIE catholique illustrée”. 

Son équipe de journalistes et de pho- 
tographes parcourt le monde pour voir, 
interroger, comprendre et livrer aux 
lecteurs des reportages “comme s'ils y 
étaient.” 

Dans chaque numéro, on trouve Île 
récit d’une vie, un document sur un 
événement important, un article sur 
la nature en rapport avec l’homme, un 
roman, une section magazine qui con- 
tient l'éditorial, les échos et l'actualité 
de la semaine, Ja vie religieuse, les 
sports, ete. et enfin une chronique 
‘Vie de Famille.” 

Depuis plus de vingt ans, “La VIE 
catholique illustrée” apporte les nou- 
velles d’un monde en mouvement, et 
son souci permanent de la fraternité, 
à plus de 600,000 familles. 

&—————— 


Acclamé par ses partisans comme 
un héros au début de la saison, 
le quart-arrière Wally Gabler 
des Argonauts de Toronto doit 
maintenant essuyer leurs ceri- 
tiques à la suite de deux défaites 
subies aux mains des Eskimos 
d’Edmonton et des Alouettes de 
Montréal. 


Un Canadien sur 40 à l'emploi de l'Etat 


Un’ Canadien sur 40 travaille au- 
jourd’hui pour’ le gouvernement fé- 
déral en comparaison d’un rapport d’un 
à 350 au début du siècle. 

Compte tenu des données du Bu- 
reau fédéral de la statistique, l’on 
peut retracer la lente mais constante 
augmentation des effectifs de la fonc- 
tion publique par rapport à dla popula- 
tion du pays. . 

11 est dommage toutefois que l'on ne 
dispose de statistiques exactes portant 
sur Pembauche dans la fonction publi- 
que et les forces armées que pour ces 
dernières années. | 

La Commission royale d'enquête sur 
l'organisation du gouvernement éprou- 
va de sérieuses difficultés imputables à 
ces lacunes, 

Elle exposait le problème de Ja façon 
suivante: “Le manque de renseigne- 
ments historiques colligés en fonction 
de normes statistiques uniformes et 
constantes rend impossible de mesurer 
avec précision l'expansion de la fonc- 
tion publique.” 

Il est cependant, possible d'établir 
une progression approximative à partir 
des données disponibles. Les plus ré- 
centes statistiques, établies en  dé- 
cembre de 1966, indiquent que 363,- 
700 fonctionnaires 
dans les divers ministères et compagnies 
de la Couronne, ce nombre incluant 
les employés d'occasion. 

Les effectifs militaires 

Ces tables statistiques ne tiennent 
cependant pas compte des effectifs de 
l'appareil militaire, environ 105,000 
personnes, qui absorbent une large 
pit des contributions. L'on peut donc 
dire que le gouvernmeent fédéral em- 
ploie de fait près d’un demi-million de 
Canadiens. 

La population canadienne s’établis- 
sait en 1966 à 20,014,880 personnes; le 
rapport du nombre d'employés du gou- 
vernement fédéral à celui de la popu- 
lation indique done qu'environ une per- 
sonne sur 40 travaille pour l'Etat. 

En 1912, Fon comptait environ 
20,000 fonctionnaires fédéraux parmi 
une population de 7,000,000 soit un rap- 
port d'un à 350. I n’en fut pas ainsi 
très longtemps. Dès 1920, l'Etat fédéral 
comptait 50,000 fonctionnaires, la Pre- 
mière Guerre mondiale ayant donné 
un formidable essor à la fonction publi- 
que, sur une population de 8,500,000. 

Les statistiques pour la période com- 
prise entre 1912 et 1966 ne tiennent 
cependant compte que des fonction- 
naires rénumérés employés dans les mi- 
nistères. Les chiffres sont donc moin- 
dres. Celles que nous mentionnons 
dans cet article n'incluent pas le per- 
sonnel militaire non plus que les em- 
ployés des compagnies de la Couron- 
ne, des employés à taux horaire fixe 
ou d'occasion. 

A l'exception des militaires, toute- 
& 


étaient emplovés : 


fois, la majeure partie des fonctionnai- 
res fédéraux consiste en employés ré- 
numérés affectés aux divers ministè- 
res, le système des compagnies de Ja 
Couronne étant une entreprise relative- 
ment récente. 


Déclin d’après-guerre 
Les statistiques démontrent une 


croissance de l'embauche dans la fonc- 
tion publique fédérale alors que le nom- 


bre d'employés fédéraux est passé de. 


25,100 qu'il était en 1914, au début 
de la Première Cuerre mondiale, à 
41,800 en 1919. Les effectifs étaient 
réduits à 38,100 en 1924, une fois é- 
puisé Peffort de guerre. La popula- 
tion du Canada s'établissait à cette da- 
te à 9,000,000. C’est donc dire que le 
rapport indiquait à cette date qu'il y 
avait un fonctionnaire par 225 cito- 
vens. Les effectifs ouvriers canadiens 
s'établissaient alors à 3,200,000. 

Le nombre des employés de Ja fonc- 
tion publique a commencé d’augmen- 
ter dès le début de la période de dé- 
pression: de 42,800 qu’il était en 1929, 
il est passé à 45,600 en 1931 pour ce- 
pendant tomber à 40,800 en 1935. Puis 
vint Ja guerre. 


En 1939, le gouvernement fédéral : 


employait environ 46,000 employés. En 
1945, ce chiffre était passé à 116,000 
— sans compter les Forces armées. 

La population du Canada était pas- 
sée de 11,267,000 à 12,072,000 tandis 
que le rapport-fonctionnaire fédéraux- 
population de un pour 225 qu’il était 
en 1939 devenait en 1945, un pour 
100. 


Essor 

Après la guerre, les chiffres oscil- 
lèrent. On comptait 125,300 employés 
fédéraux en 1947: ce chiffre tomba à 
118,400 en 1948 — on croit que cette 
chute est due au fait qu’on avait alors 
créé des emplois pour les vétérans qui, 
peu à peu, réintégraient le secteur pri- 
vé. 

En 1953, 131,000 des 14,000,000 de 
Canadiens d’alors travaillent pour le 
gouvernement fédéral — un rapport 
de un à 107. 

Puis une série de projets neufs atti- 
rent de nouveaux employés à la fonc- 
tion publique, de telle sorte qu’en 1961 
on en compte 160,300. La population 
est de 18,000,000. 

Le gouvernement conservateur d’a- 
lors par mesure d'économie, congédie 
10,000 employés; mais le gouvernement 
libéral de 1963 ouvrira les portes de 
la fonction publique à un nombre, de- 


-puis toujours croissant, d'employés. 
p 


La grande machine que la fonction 
publique fédérale est maintenant de- 
venue possède un budget annel de 
$10 milliards — comparé au budget 
de $500,000,000 de 1921, dont pou- 
vaient s'occuper 40,000 fonctionnaires 
(il y en a 9 fois plus aujourd’hui!) 
© 


Le monde électronique de demain 
entrevu par M. J.-Alphonse Ouimet 


OTTAWA — Le président de Radio- 
Canada, M. J.-Alphonse Ouimet, pen- 
dant un discours donné à l’Institut des 
chefs d'entreprises, a prédit que, d'ici 
100 ans, la population, raffinée, avertie 
et riche, choisirait ses programmes de 
télévision, sans s’encombrer des com- 
merciaux. 

Selon M. Ouimet, après un deuxième 
siècle de confédération, les Canadiens 
vivront dans un monde électronique 
complexe, Il a teuché quelques aspects 
de cette vie future: 

—Les télévisions de poche et les 
ordinateurs personnels seront choses 
courantes; 

—Les ordinateurs auront remplacé 
complètement les commis, sténogra- 


phes, teneurs de livres, sous-chefs et : 


j 


unc bonne partie de la direction inter- 
médiaire et des travailleurs spécialisés. 

—Des groupes nouveaux de profes- 
sionnels entraînés, qualifiés et d’intel- 
Jligence joueront un rôle prédominant 
dans la société; 

—-L'éducation aura été révolutionnée 
et des niveaux moyens d'instruction et 
de culture correspondront au niveau 
actuel pré-universitaire. 

—La population du globe oscillera 
entre 10 et 20 milliards et les femmes 
devront obtenir une permission d'Etat 
pour avoir un enfant: 

—Les loisirs connaîtront une telle 
expansion que le travail sera devenu un 
luxe. Le téléspectateur moyen aura vo- 


yagé à travers le monde et sera multi-' 


lingue et multiculturel. 


Marie-Claire Blais, lauréate du prix Médicis, vient de publier un 


nouveau roman “David Sterne.” 


Pour Ja première fois au Canada, 


un livre était lancé à bord d’un paquebot, dans le port de Montréal. 
On voit ici l’auteur en compagnie de M. Pierre Adam, agent gé- 
néral des passages, M. Guy Samzun, commissaire principal du 
Flandre, sur lequel avait lieu le lancement, et M. Jacqnes Hébert, 


président des Editions du Jour. 


Marcher de Halifax 
à Vancouver, 
c'est long ! 


VANCOUVER —— “C'était vraiment 
une Jongue marche”, a commenté M. 
Filip Andreas Moen, de Smithers, C.-B., 
qui est arrivé à Vancouver mercredi 
après une randonnée de 4,283 milles 
qui l’a conduit de Halifax à Vancouver. 
Cette marche était son projet person- 
nel à l’occasion du centenaire. 


Son chien Bruno, un berger alle- 
mand, accompagnait M. Moen lorsqu'il 
a franchi les limites de la ville, au 129e 
jour de sa marche. Ils avaient quitté 
Halifax le 26 mars et avaient marché 
une moyenne de 33 milles par jour. 

Décrivant brièvement son voyage, 
M. Moen a déclaré qu'il ne s'était pas 
ennuyé une seule fois. “Il y avait tou- 
jours les arbres, les oiseaux, les choeurs 
de grenouilles, surtout dans l'Ontario. 
La province de Québec ne m'a pas plu 
beaucoup. I y a trop de politique et 
de conflits entre Français et Anglais. 
Quant aux automobilistes de la Colom- 
bie-Britannique, ïls n’ont pas à être 
fiers.” 

M. Moen a l'intention de prendre le 
train immédiatement pour Smithers, à 
430 milles au nord de Vancouver. Il 
dormira et nagera pendant quelques 
jours. 

@——— + 


Il n'y voit que 
des automobiles 


Dans une petite ville des Etats-Unis 
voisinent deux constructeurs: un fa- 
bricant d'automobiles et un fabricant 
de boîtes de conserves. 

Un jour, celui-ci reçoit la visite d’un 
ami qui, après avoir fait le tour de 
son établissement remarque dans un 
hangar un morceau de débris de fer 
blanc. 

—Qu'est-ce que ça? 

—Ca! Les déchets de mes boîtes. Ce 
qui tombe de la machine. 

—Pourquoi ne les envoies-tu pas à 
la fonderie? Tu pourrais en tirer quel- 
que profit. 

—Sapristil Tu as raison! Je vais les 
envoyer à mon voisin et je passerai 
lui expliquer ce que je veux, demain. 

T1 fait porter des déchets de fer blanc 
à l'usine d'autos et reçoit par retour 
du commissionnaire le billet suivant: 

“Cher monsieur, nous avons bien 
reçu votre envoi. Nous ne comprenons 
pas très bien comment l'accident est 
arrivé, mais néanmoins, faisons com- 


‘ mencer Îles réparations de suite.” 


| D SA, : a.  : 
La publicité, c'est le progrès 
La publicité a contribué à mettre à la disposition d'un 
plus grand nombre les agréments de la vie moderne. 


Propagandiste de la joie de vivre, la publicité offre 


à l’homme quantité de produits qui, souvent, l’aide à 
se libérer de servitudes abêtissantes, à détendre 
son corps et son esprit. La plublicité c'est le progrès. 


Vient de paraître: 


David Sterne 


de Marie-Claire Blais 

Au cours d’une brillante réception à 
bord du paquebot “Flandre”, où Fran- 
çais de France et du Canada ont sa- 
lué la lauréate du dernier prix Médicis, 
était lancé le tout dernier roman de 
Marie-Claire Blais: DAVID STERNE. 

Après avoir connu à l'étranger, er 
France tout particulièrement un triom- 
phe, un succès de critique comme un 
succès de librairie, à la publication 
d'UNE SAISON DANS LA VIE 
D'EMMANUEL, Ja jeune romancière 
Marie-Claire Blais publiait un roman 
L'INSOUMISE, aux Editions du Jour, 
qui pouvait paraitre assez traditionnel. 
C'était une pause, une transition. Ma- 
demoiselle Blais préparait, dans le se- 
cret, un autre roman transparent et in- 
supportable: DAVID STERNE. Ce 
n'est plus Emmanuel, mais ce l’est en- 
core, en un sens. David est un solitaire 
qui n’a d'amitié que pour un ami, sui- 
cidé, if vole, non par appétit du gain, 
mais par désespoir, par rage, comme 
pour le simple plaisir de violer l'or- 
dre de la vie quotidienne, l'ordre géné- 
ral où croule doucement la foule de; 
hommes. 

On remarquera aussi que l'écriture 
n'a pas une seule structure, mais plu- 
sieurs articulations qui rompent l’uni- 
té du ton et du rythme. En cela, ce 
dernier roman marque un tournant dans 
l'oeuvre de Marie-Claire Blais. Ce qui 
ne change pas, cependant, c’est l’uni- 
vers de la romancière. Toujours s'élève, 
droit et haut, le cri de la pure révolte, 
le cri qu’on pousse contre le destin. Il y 
a là encore une incapacité de s’accorder 
avec les lois du monde, et de jouir de 
sa vie en toute quiétude. C’est le ro- 
man de la mort. Car la vie est pourrie 
pour David Sterne. Vivre c’est choisir 
sa mort. Telle est sa seule liberté. 

Un roman clair et cruel, dur et ten- 
dre à la fois Un prolongement des 
oeuvres précédentes qui leur apporte 
un éclairage cru. 

DAVID STERNE, le dernier roman 
de Marie-Claire Blais, qui vient de pa- 
raître aux Editions du Jour, est en 
vente au prix de $2.00. 


—————————— © 


Moins de ventes d’autos 


Les ventes d’automobiles en Suëde 
ont baissé de 10 pour cent au cours du 
premier semestre de l’année par rapport 
au premier semestre de 1966. Genera! 
Motors entre autres y a vendu 13,113 
voitures, soit une diminution de 3,500 
véhicules. | 


J'ANNONCE 


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